
Le Cameroun et la coopération allemande renforcent leur soutien à l’insertion socio-économique des jeunes dans les régions septentrionales. À travers la quatrième phase du Projet d’appui à la résilience socio-économique des jeunes vulnérables au Nord du Cameroun (Parse IV), près de 3,5 milliards de FCFA seront investis entre 2026 et 2028 afin de former et d’accompagner 1 000 nouveaux bénéficiaires dans plusieurs communes de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord.
Le gouvernement camerounais et la coopération allemande poursuivent leurs actions en faveur de l’autonomisation des jeunes vivant dans les zones fragilisées du septentrion. Réuni le 8 mai dernier à Yaoundé, le comité de pilotage du Parse IV a dévoilé les contours de cette nouvelle phase du programme, qui ambitionne de renforcer l’employabilité et l’esprit entrepreneurial de 1 000 jeunes vulnérables sur la période 2026-2028.
Le financement global du projet est estimé à près de 3,5 milliards de FCFA. La majeure partie de cette enveloppe provient de la coopération allemande, via la GIZ, qui apporte 5 millions d’euros, soit environ 3,28 milliards de FCFA. L’État camerounais complète ce financement avec une contribution de 225 millions de FCFA.
Le lancement officiel du Parse IV est prévu pour le 1er décembre 2026, avec une clôture programmée au 31 décembre 2028. Le projet sera déployé dans 12 communes réparties entre les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, des territoires encore marqués par les conséquences sécuritaires et économiques des attaques de Boko Haram.
Au-delà des formations professionnelles classiques, cette nouvelle phase entend adopter une approche plus globale de l’accompagnement des jeunes. Les activités prévues intégreront notamment la promotion de l’entrepreneuriat, l’insertion professionnelle, le soutien psychosocial à travers la prise en compte de la santé mentale, ainsi que des mesures liées à l’adaptation au changement climatique et au renforcement de la cohésion sociale.
Les différents partenaires impliqués dans le projet, notamment la GIZ, le ministère des Affaires sociales et le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique, ont également insisté sur plusieurs priorités. Parmi elles figurent l’introduction de quotas en faveur des personnes vivant avec un handicap, l’intégration des compétences numériques et de l’entrepreneuriat digital dans les formations, ainsi que l’exigence de collaborer uniquement avec des structures officiellement reconnues par l’État.
Mis en œuvre depuis 2016 dans le cadre de la coopération Germano-camerounaise, le Parse vise à offrir des perspectives durables aux jeunes exposés à la précarité dans les régions septentrionales. Selon les données présentées lors de la session du comité de pilotage, les trois précédentes phases du programme ont permis d’accompagner plus de 7 500 jeunes grâce à des formations professionnelles, des kits d’installation et des appuis techniques et financiers destinés à favoriser leur insertion économique.