Cameroun : une 2e génération de carte jeune biométrique annoncée

L’Etat du Cameroun a annoncé, le 7 avril 2026 à Yaoundé, le lancement prochain de la deuxième génération de la Carte jeune biométrique (CJB), à l’occasion du renouvellement de la convention de partenariat entre le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique (Minjec) et United Bank for Africa (UBA).

 La carte jeune biométrique est un outil d’identification et de gouvernance déployé par le MINJEC pour permettre aux jeunes de bénéficier du financement de projets ainsi que des formations et des services à coût réduit. La carte jeune biométrique est destinée aux Camerounais âgés de 15 à 35 ans et valide 5 ans. D’après l’Observatoire National de la Jeunesse du Cameroun, le détenteur de la carte biométrique jeune bénéficiera d’un large éventail d’avantage notamment l’accès aux services sociaux de base à coût réduit :.

– Des réductions pour les transactions financières et les achats électroniques; Réduction sur des coûts des tickets de voyage et de consultations sanitaires; Insertion économique à travers des formations; Des opportunités d’emplois et de stages, des financements de projet a des taux préférentiels; Tarifs avantageux dans les universités partenaires.

Selon le ministre de la Jeunesse, Mounouna Foutsou, la première phase du programme, lancée en 2018, a permis la mise à disposition de plus de 115 000 cartes intelligentes vierges co-brandées, la production de 89 457 cartes biométriques et l’offre de près de 980 000 services et produits gratuits aux bénéficiaires.

Ces chiffres, avancés par le gouvernement, traduisent selon lui une progression de l’appropriation de cet outil par les jeunes et les partenaires institutionnels. Le dispositif est piloté par l’Observatoire national de la jeunesse et a été inscrit depuis 2024 dans la loi de finances comme source de recettes non fiscales.

D’après Anie Ekeme, directeur adjoint de UBA Cameroun, la carte fonctionne comme un porte-monnaie électronique et permet à ses détenteurs d’effectuer certaines opérations, dont le paiement de frais universitaires, sans passer physiquement par une agence bancaire. Elle est aussi présentée comme un outil facilitant les achats en ligne et l’accès à certains services numériques.

Avec cette deuxième génération, le gouvernement dit vouloir améliorer la qualité des services offerts, élargir le réseau de partenaires et toucher davantage de jeunes, en particulier ceux qui restent en marge des circuits financiers classiques. Les autorités n’ont toutefois pas encore détaillé, publiquement, l’ensemble des innovations techniques ou opérationnelles qui distingueront cette nouvelle version de la précédente.

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