
Confronté au déclin naturel des gisements matures, le secteur pétrolier camerounais a poursuivi son ralentissement au premier semestre 2026. Dans ce contexte, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) poursuit ses efforts pour préserver les capacités de production, sécuriser les recettes de l’État et préparer le renouvellement des réserves nationales.
Le premier semestre 2026 confirme le ralentissement de la production pétrolière au Cameroun, conséquence de la maturité croissante des principaux champs exploités. Cette évolution s’est traduite par un repli des recettes pétrolières, qui se sont établies à 106,6 milliards de FCFA au premier trimestre, contre une prévision de 130,9 milliards de FCFA.
Malgré ce contexte défavorable, la Société nationale des hydrocarbures (SNH), partenaire de l’État dans la valorisation des ressources pétrolières, poursuit les actions visant à limiter les effets du déclin naturel des gisements. En collaboration avec les compagnies opératrices, elle accompagne la poursuite de l’exploitation des actifs existants tout en soutenant les programmes destinés à maintenir les niveaux de production.
Les données publiées par Glencore illustrent les difficultés auxquelles fait face l’industrie. La production attribuable du groupe au Cameroun a reculé de 14 % au premier trimestre 2026, tandis que la production brute des actifs concernés a enregistré une baisse plus modérée de 3 % sur un an. Selon le groupe suisse, cette évolution résulte principalement du vieillissement naturel des champs pétroliers.
Au-delà de la gestion de la production courante, la SNH reste engagée dans la recherche de nouveaux relais de croissance à travers la promotion de l’exploration, le développement de nouveaux projets et la valorisation des ressources gazières. Ces initiatives visent à renouveler les réserves nationales et à assurer la pérennité de la contribution du secteur aux finances publiques.
Cette stratégie revêt une importance particulière au moment où le gouvernement anticipe une baisse de 24,6 % de l’activité pétrolière et gazière en 2027. Le départ annoncé du Hilli Episeyo, unité flottante de liquéfaction de gaz naturel exploitée au large de Kribi, constitue également un défi supplémentaire pour le secteur.
Dans ce contexte de transition, les efforts engagés par la SNH pour soutenir les investissements, accompagner les opérateurs et préparer le développement de nouveaux gisements apparaissent comme des leviers essentiels pour renforcer la résilience de l’industrie pétrolière camerounaise et préserver, à moyen terme, les recettes issues des hydrocarbures.



