Sa Majesté Emmanuel ESSISSIMA : « Le record de participation est déjà battu avec plus de 20 pays engagés »

À quelques jours du coup d’envoi des Championnats d’Afrique de kick-boxing au Cameroun, le président de la Fédération camerounaise de kick-boxing revient sur les enjeux de cette compétition continentale. Entre affluence record, innovations technologiques, assemblée générale élective et ambitions sportives des Lions, il livre les grandes lignes d’un rendez-vous qui s’annonce historique.

Pourquoi cette édition des Championnats d’Afrique de kick-boxing est-elle si particulière ?

Comme vous l’avez souligné, cette édition revêt un caractère exceptionnel. Elle accueille à la fois l’Assemblée générale élective de la Confédération africaine de kick-boxing et les Championnats d’Afrique, qui serviront de tournoi qualificatif pour les Jeux mondiaux. À ce jour, une vingtaine de pays ont déjà confirmé leur participation. D’autres rencontrent encore quelques difficultés administratives, notamment liées aux visas. L’autre grande particularité est que cette compétition réunira près de la moitié des nations africaines pratiquant la discipline.

Cela signifie-t-il que le record de participation sera battu ?

Il est déjà battu. Jusqu’ici, le meilleur total enregistré au Cameroun était de 16 pays. Cette année, nous dépassons les 20 nations participantes. C’est un chiffre très important qui témoigne de l’attractivité de l’événement.

Quels sont les principaux enjeux de l’Assemblée générale élective ?

Cette assemblée permettra d’élire le nouveau président de la Confédération africaine de kick-boxing ainsi que les membres du bureau exécutif qui dirigeront l’instance pour les quatre prochaines années.

Quelle sera désormais la place du Cameroun au sein de l’instance africaine ?

J’ai eu l’honneur de présider la Confédération africaine pendant plus de dix ans. Il était temps de passer le relais à une nouvelle génération. Cela dit, le Cameroun conserve une position de référence dans le développement du kick-boxing en Afrique centrale.

Quelles dispositions ont été prises pour répondre aux standards internationaux ?

Pour la première fois au Cameroun, et même en Afrique subsaharienne, les combats seront évalués grâce à un système de jugement électronique. Nous abandonnons ainsi le jugement manuel utilisé jusqu’à présent. Cette évolution nécessite une formation spécifique qui sera assurée par des experts croates présents durant la compétition.

À vous entendre, la compétition s’annonce particulièrement relevée? 

Effectivement. Nous partons avec un léger handicap. Certaines délégations arrivent avec des effectifs de 17 à 20 athlètes, tandis que le Cameroun n’en alignera qu’une quatorzaine. C’est un désavantage qu’il faut reconnaître.

Comment expliquez-vous cette limitation des effectifs alors que le Cameroun évoluera à domicile ?

La principale contrainte reste financière. Nos moyens ne nous permettent pas d’engager davantage d’athlètes. Nous organisons déjà cette compétition avec un budget relativement modeste au regard de son ampleur. Nous faisons donc avec les ressources dont nous disposons.

Quelles sont les principales nations attendues à ce rendez-vous continental ?

L’Afrique du Nord sera bien représentée avec notamment l’Égypte, qui viendra avec une vingtaine d’athlètes, mais aussi l’Algérie et la Libye. En Afrique de l’Ouest, nous attendons le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Mali. En Afrique centrale, le Cameroun et le Congo seront présents, tandis que l’Afrique australe sera représentée, entre autres, par le Zimbabwe et Madagascar.

Le Cameroun peut-il espérer décrocher des médailles ?

Oui, nous avons des raisons d’y croire. Avec le système de classement électronique, tout dépendra des performances réalisées. Si nos athlètes obtiennent de bons résultats, ils peuvent atteindre les finales et viser des titres. Nous disposons de jeunes compétiteurs très motivés. Certains avaient d’ailleurs été sacrés champions l’année dernière.

Quel message adressez-vous aux Camerounais ?

J’invite tous les Camerounais à venir découvrir ce championnat d’Afrique de kick-boxing. C’est un spectacle sportif de haut niveau qui mérite d’être vécu et soutenu.

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