
Après avoir bâti des cités entières en Gambie et au Nigeria, Mustapha Njie, le fondateur de TAF Africa Global, s’intéresse désormais au potentiel camerounais. Son ambition : transformer le paysage urbain en rendant la propriété accessible à la classe moyenne.
Dans le secteur de l’immobilier en Afrique, le nom de Mustapha Njie résonne comme une promesse tenue. Alors que la plupart des promoteurs se livrent une guerre sans merci sur le segment du luxe, cet entrepreneur gambien a bâti son empire sur un concept simple mais révolutionnaire : le logement « low-cost » de haute qualité.
Le succès de son projet phare en Gambie, la « TAF City », est un cas d’école. Il ne s’agit pas seulement de construire des maisons, mais de créer de véritables écosystèmes : des maisons pensées pour ceux qui vivent de leur salaire, ouvrir également des écoles, centres de santé et espaces verts intégrés.Il est connu pour l’utilisation de méthodes de construction rapide pour réduire les coûts sans sacrifier la solidité.
Le choix du Cameroun n’est pas fortuit. Avec un déficit de logements estimé à plusieurs centaines de milliers d’unités, les villes de Douala et Yaoundé sont en pleine explosion démographique. Pour Mustapha Njie, le Cameroun représente un carrefour stratégique en Afrique Centrale. Son arrivée pourrait bousculer les codes locaux. Comme il l’a fait ailleurs, son modèle repose sur la formation et l’utilisation d’une main-d’œuvre locale qualifiée.