
Le Cameroun a conclu un important accord de financement avec des partenaires italiens et britanniques pour la construction de la route Ebolowa–Akom II–Kribi. Ce projet d’infrastructure, considéré comme stratégique, doit renforcer les échanges économiques autour du port en eau profonde de Kribi et améliorer l’intégration sous-régionale.
Le gouvernement camerounais poursuit sa politique de modernisation des infrastructures routières. Le 15 mai 2026, les autorités ont signé à Yaoundé un accord de prêt garanti d’un montant de 130,4 milliards de FCFA destiné à financer la construction de la route reliant Ebolowa, Akom II et Kribi, dans la région du Sud.
La cérémonie officielle s’est tenue dans les locaux du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), en présence de plusieurs membres du gouvernement, de représentants diplomatiques ainsi que des partenaires financiers impliqués dans le projet. Parmi eux figuraient notamment des responsables de la Standard Chartered Bank et des représentants du Royaume-Uni et de l’Italie.
Ce financement s’inscrit dans le cadre de la coopération économique entre le Cameroun et ses partenaires européens. Les autorités camerounaises présentent cette infrastructure comme un maillon essentiel de la stratégie nationale de développement, notamment autour du complexe industrialo-portuaire de Kribi, devenu ces dernières années l’un des principaux pôles économiques du pays.
La future route Ebolowa–Akom II–Kribi devrait permettre de fluidifier le transport des marchandises vers le port en eau profonde de Kribi et faciliter les activités logistiques liées au commerce régional. Le corridor est également appelé à renforcer les échanges avec plusieurs pays d’Afrique centrale, notamment le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.
Pour le gouvernement, ce projet représente un levier important pour l’intégration sous-régionale et le développement du commerce transfrontalier. Les autorités espèrent ainsi améliorer la compétitivité économique du Cameroun en consolidant le rôle stratégique du port de Kribi dans les échanges maritimes et commerciaux de la sous-région.
Au-delà de l’aspect commercial, cette infrastructure devrait également avoir des retombées sur les populations locales. Le projet vise notamment à désenclaver plusieurs bassins de production agricole et pastorale de la région du Sud, où les difficultés d’accès aux marchés freinent encore le développement économique.
Les responsables gouvernementaux soulignent aussi l’impact attendu sur la mobilité des personnes, la création d’emplois et l’attractivité des investissements dans les zones traversées par le futur axe routier.
Depuis plusieurs années, le Cameroun multiplie les projets d’infrastructures pour accompagner sa stratégie de croissance économique. Routes, ports, barrages et zones industrielles figurent parmi les priorités affichées par les autorités pour soutenir l’industrialisation et renforcer les capacités logistiques du pays.
Avec ce nouvel accord de financement, Yaoundé entend accélérer la réalisation d’un corridor considéré comme stratégique pour le développement économique du Sud-Cameroun et pour l’ouverture du pays vers les marchés régionaux et internationaux.