
Élu le 8 mai 2025, Léon XIV effectuera sa première visite sur le continent en Algérie (13-15 avril), au Cameroun (15-18 avril), en Angola (18-21 avril) et en Guinée équatoriale (21-23 avril). Au-delà du protocole, l’enjeu de l’étape camerounaise est clairement pastoral.
Du 15 au 18 avril 2026, le Cameroun accueillera le pape Léon XIV à Yaoundé, Douala et Bamenda. L’annonce, faite conjointement par la présidence de la République et la Nonciature apostolique, intervient dans un contexte politique et sécuritaire tendu. Dans un communiqué signé le 24 février par le directeur du cabinet civil, Samuel Mvondo Ayolo, il est précisé que le souverain pontife répond à l’« invitation » du président Paul Biya. Le Saint-Siège évoque pour sa part une tournée africaine « répondant à l’invitation des chefs d’État et des autorités ecclésiastiques concernées ».
À l’approche de cette visite apostolique du Pape Léon XIV, les préparatifs s’intensifient au sein des diocèses et des instances publiques concernées. Dans les différentes circonscriptions ecclésiastiques, notamment à Yaoundé, Douala et Bamenda, les réunions d’organisation se multiplient sous la coordination des autorités religieuses et administratives. Cette échéance majeure du calendrier pastoral et diplomatique constitue un temps fort pour l’Église catholique et un moment d’attention nationale, placé sous le signe de la foi, du dialogue et de la cohésion sociale.
Un pays sous tension
En réaction à la confirmation par la Salle de presse du Saint-Siège de la venue du Pape dans son pays, Mgr Andrew Fuanya Nkea, archevêque de Bamenda et président de la conférence épiscopale du Cameroun, a exprimé l’immense lueur d’espérance suscitée par cette visite. Les Camerounais sont éprouvés par la guerre et le terrorisme qui sévissent dans plusieurs régions du pays. L’Église locale attend de ce voyage «des paroles de paix et de réconciliation» assure Mgr Nkea.
Le Pape ne vient pas visiter un Cameroun à son âge d’or. Entre crise postélectorale, conflits séparatistes dans la région Nord-Ouest et actes terroristes dans le Grand-nord, le pays d’Afrique centrale traverse une grande période d’incertitude. Dans ce contexte, la visite du Souverain pontife du 15 au 18 avril suscite un immense espoir parmi les fidèles, et tous les hommes et femmes de bonne volonté. «On attend beaucoup de cette visite», a affirmé Mgr Andrew Fuanya Nkéa, président de la conférence épiscopale du Cameroun, à la suite de l’annonce officielle des prochaines voyages apostoliques de Léon XIV.
Sur le plan diplomatique, le déplacement du Souverain pontife confirme l’importance des relations entre le Saint-Siège et le Cameroun, établies depuis 1966. Cette visite a été initiée à la demande des autorités civiles et ecclésiastiques, soulignant l’engagement conjoint pour la justice, la paix et la réconciliation. Elle s’inscrit aussi dans la stratégie du Vatican de renforcer son rôle sur le continent africain, où environ 20 % des catholiques de l’Église universelle sont présents.