
Le gouvernement camerounais veut mettre fin aux occupations irrégulières qui affectent les domaines aéroportuaires. Une opération de délimitation des emprises est envisagée autour des plateformes de Yaoundé-Nsimalen, Douala, Garoua, Maroua-Salak et Koutaba, avec à la clé des procédures de déguerpissement et d’indemnisation pour les occupants concernés.
Le gouvernement camerounais s’apprête à engager une opération visant à mieux sécuriser le foncier autour de cinq grandes plateformes aéroportuaires du pays. Les aéroports internationaux de Yaoundé-Nsimalen et de Douala, ainsi que les plateformes de Garoua, Maroua-Salak et Koutaba, sont concernés par cette démarche destinée à reprendre le contrôle des terrains relevant de leur domaine.
Dans plusieurs de ces emprises, l’occupation des espaces aéroportuaires s’est progressivement développée, avec des installations et des constructions qui ne s’inscrivent pas nécessairement dans le périmètre légalement réservé aux activités aéronautiques. Pour les autorités, la clarification des limites foncières constitue donc un préalable à une gestion plus rigoureuse de ces espaces.
L’opération envisagée devrait commencer par une identification et une délimitation précises des emprises concernées. Cette étape doit permettre de distinguer les terrains effectivement affectés aux plateformes aéroportuaires des espaces occupés au fil du temps par des particuliers ou d’autres acteurs.
La phase suivante pourrait déboucher sur des opérations de déguerpissement dans les zones où les occupations seront considérées comme irrégulières. Le processus devrait toutefois intégrer la question des indemnisations pour les personnes qui remplissent les conditions prévues par les procédures administratives applicables.
Au-delà de la seule récupération des terrains, l’enjeu est également de préserver les espaces nécessaires au fonctionnement et au développement futur des infrastructures aéroportuaires. La maîtrise des emprises doit notamment permettre de limiter les occupations susceptibles de compliquer l’aménagement, l’extension ou la sécurisation des plateformes.
À Yaoundé-Nsimalen comme à Douala, où les activités aériennes concentrent une part importante du trafic du pays, la pression foncière autour des installations constitue un sujet particulièrement sensible. La situation des aéroports de Garoua, Maroua-Salak et Koutaba s’inscrit, elle aussi, dans cette problématique plus large de protection du patrimoine foncier affecté aux infrastructures publiques.
Pour l’État, cette démarche répond donc à un double objectif : rétablir une maîtrise effective des domaines aéroportuaires et mieux anticiper les besoins futurs liés à leur exploitation et à leur éventuelle extension. Elle doit également contribuer à clarifier les droits des occupants et les conditions dans lesquelles les espaces concernés peuvent être libérés.
La perspective de déguerpissements devrait néanmoins rendre indispensable une gestion encadrée des opérations, notamment sur le volet social et indemnitaire. La réussite du processus dépendra ainsi autant de la précision du travail foncier que de la capacité des autorités à traiter les situations des occupants concernés.
À travers cette opération, Yaoundé cherche finalement à sécuriser des réserves foncières stratégiques et à renforcer la planification autour de ses infrastructures aéroportuaires. Une démarche qui pourrait redessiner, à terme, l’occupation des espaces situés autour de cinq plateformes essentielles au réseau aérien camerounais.