Cameroun : après plusieurs années de recul, les recettes pétrolières pourraient renouer avec la croissance dès 2028

Les recettes pétrolières du Cameroun devraient continuer de diminuer en 2027, prolongeant une tendance observée depuis plusieurs années. Toutefois, le gouvernement se montre optimiste quant à l’évolution du secteur, estimant que cette baisse marquera un point d’inflexion avant une reprise attendue à partir de 2028.

Les recettes issues de l’exploitation pétrolière continueront de subir une contraction en 2027, selon les projections du gouvernement camerounais. Cette évolution s’inscrit dans une dynamique baissière amorcée il y a près de cinq ans, sous l’effet conjugué de la baisse progressive de la production de certains champs matures et des fluctuations des cours internationaux des hydrocarbures.

Malgré cette perspective, les autorités se veulent rassurantes. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, estime que l’exercice 2027 devrait constituer la dernière année de repli des revenus pétroliers avant un changement de tendance attendu dès 2028.

D’après les prévisions du gouvernement, les recettes pétrolières devraient progressivement repartir à la hausse entre 2028 et 2029. Cette amélioration serait portée notamment par la montée en puissance de nouveaux projets d’exploitation, une meilleure valorisation des ressources nationales ainsi que des perspectives plus favorables sur le marché international de l’énergie.

Cette reprise attendue représente un enjeu majeur pour les finances publiques. Bien que le Cameroun poursuive ses efforts de diversification économique et de renforcement des recettes non pétrolières, les revenus tirés des hydrocarbures demeurent une composante importante du budget de l’État et contribuent au financement des investissements publics ainsi que de nombreuses politiques sociales.

Le gouvernement entend ainsi poursuivre les réformes destinées à améliorer la mobilisation des recettes internes tout en préparant le retour progressif de meilleures performances dans le secteur pétrolier. Cette stratégie vise à réduire la dépendance aux fluctuations des cours mondiaux tout en consolidant les équilibres budgétaires à moyen terme.

Les projections annoncées traduisent la volonté des autorités de s’appuyer sur une gestion prudente des finances publiques, en anticipant les évolutions du secteur extractif et en créant les conditions d’une croissance plus durable des ressources de l’État au cours des prochaines années.

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