
Le Cameroun poursuit sa stratégie de diversification de ses partenariats économiques internationaux. Reçu successivement par les représentants diplomatiques des Émirats arabes unis et du Royaume-Uni, mercredi 10 juin, le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, a exploré de nouvelles pistes de coopération destinées à stimuler les investissements, les échanges commerciaux et le financement de projets structurants. Des discussions qui laissent entrevoir des perspectives encourageantes pour l’économie camerounaise.
Le gouvernement camerounais multiplie les initiatives pour attirer davantage d’investissements étrangers et renforcer ses partenariats économiques stratégiques. C’est dans cette dynamique que le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, a reçu à Yaoundé les représentants diplomatiques des Émirats arabes unis et du Royaume-Uni, à l’occasion de deux audiences consacrées à l’avenir de la coopération économique avec ces pays.
Les échanges avec l’ambassadeur des Émirats arabes unis, Salem Saeed Alshamsi, ont principalement porté sur les perspectives d’approfondissement des relations économiques entre les deux États. Les autorités camerounaises ont salué l’appui déjà apporté par les institutions financières émiraties dans la réalisation de plusieurs projets d’infrastructures, notamment dans le domaine routier.
Parmi les projets emblématiques figure la construction de certains tronçons stratégiques reliant l’intérieur du pays au complexe industrialo-portuaire de Kribi. Ces investissements contribuent à améliorer la connectivité nationale et à renforcer la compétitivité économique du Cameroun en facilitant le transport des marchandises et des personnes.
Au-delà des projets déjà engagés, les discussions ont porté sur la création d’un environnement plus favorable aux investissements privés. Les deux parties ont notamment évoqué les mécanismes susceptibles de renforcer la mobilité des capitaux, de stimuler les échanges commerciaux et d’encourager les entreprises émiraties à explorer davantage les opportunités offertes par le marché camerounais et, plus largement, par la sous-région d’Afrique centrale.
Pour les autorités camerounaises, l’ambition est d’attirer non seulement des financements, mais également des compétences techniques, des innovations et des expertises capables d’accompagner la transformation structurelle de l’économie nationale.
La rencontre avec le haut-commissaire du Royaume-Uni au Cameroun, Matt Woods, s’est inscrite dans la même logique de promotion des investissements et du développement du secteur privé. Les discussions ont mis en avant plusieurs secteurs jugés prioritaires, notamment les infrastructures, les industries extractives, les technologies financières, l’innovation numérique et l’entrepreneuriat.
L’approche britannique se veut résolument tournée vers des partenariats durables. Contrairement à une simple logique commerciale, les entreprises britanniques attendues prochainement au Cameroun souhaitent développer des collaborations à long terme avec les opérateurs locaux. L’objectif est de favoriser les transferts de compétences, la création d’emplois et le développement d’activités génératrices de croissance.
L’ édition 2026 du Salon international de l’entreprise, de la PME et du partenariat de Yaoundé (Promote), qui débuté ce 12 juin, devrait d’ailleurs constituer une vitrine importante pour cette nouvelle dynamique. Plusieurs entreprises britanniques y sont annoncées avec l’ambition de nouer des alliances stratégiques avec des partenaires camerounais dans différents secteurs économiques.
Développement durable
Les responsables britanniques entendent également mettre en avant des exemples de réussite issus de la coopération entre les deux pays. Des entrepreneurs camerounais formés ou installés au Royaume-Uni, revenus investir dans leur pays d’origine, partageront leurs expériences afin d’inspirer de nouveaux projets et de renforcer les liens économiques entre les deux nations.
Au-delà des rencontres diplomatiques, ces échanges traduisent la volonté du Cameroun de consolider sa place comme destination attractive pour les investissements étrangers. Dans un contexte mondial marqué par une concurrence accrue pour l’attraction des capitaux, les autorités misent sur le développement des infrastructures, l’amélioration du climat des affaires et la diversification des partenariats économiques pour soutenir la croissance et accélérer la transformation du tissu productif national.
Les discussions engagées avec les Émirats arabes unis et le Royaume-Uni témoignent ainsi d’un intérêt croissant des partenaires internationaux pour les opportunités qu’offre l’économie camerounaise. Elles ouvrent également la voie à de nouvelles collaborations susceptibles de contribuer au développement durable du pays et à la création de richesse pour les populations.