
Quatre hommes et une femme, âgés de 29 ans à 43 ans, étaient jugés par le tribunal du Mans ce vendredi 10 avril 2026 pour aide à l’entrée et au séjour irrégulier d’étrangers en France. Tous ont la particularité d’être originaires du Cameroun.
Ce vendredi 10 avril 2026 pendant plus de six heures, le tribunal du Mans a jugé quatre hommes et une femme, tous originaires du Cameroun, pour aide à l’entrée et au séjour d’étrangers en France. L’affaire débute en juillet 2024 par des signalements adressés par l’entreprise LDC et des agences d’intérim de Sablé-sur-Sarthe, qui soupçonnent certaines personnes de présenter de faux titres de séjour pour pouvoir travailler.
Selon Ouest France, les investigations menées aboutiront à l’interpellation en février 2026 de cinq personnes. A en croire le Parisien, C’est il y a quelques semaines que les enquêteurs du groupe mineurs non accompagnés de l’OLTIM ( l’Office de lutte contre l’immigration irrégulière et le trafic illicite de migrants) ont recueilli un renseignement sur un réseau francilien actif depuis 2023, qui facilite l’entrée en France d’enfants et d’adolescents camerounais en réalisant de faux documents de circulation pour étrangers mineurs (DCEM). Il s’agit d’une permission de voyage délivrée aux enfants étrangers résidant en France. Elle leur permet de voyager à l’étranger sans avoir besoin d’un visa de retour pour la France.
En matière d’immigration irrégulière, les passeurs s’exposent à des sanctions pénales lourdes qui varient selon les pays, mais qui s’articulent généralement autour de l’infraction de « trafic illicite de migrants » ou d' »aide à l’entrée et au séjour irréguliers ».
En France, le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ( Dalloz) prévoit des peines sévères :
Peines de base : Toute personne aidant directement ou indirectement l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger risque jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende.
Circonstances aggravantes : Les peines peuvent être portées à 10 ans de prison et 750 000 € d’amende si l’infraction est commise en bande organisée ou si elle expose les migrants à un risque de mort ou de blessures graves (conditions de transport inhumaines).