Cameroun – Nécrologie : que retenir de Marcel Niat Njifenji, président du Sénat pendant 13 ans

Marcel Niat Njifenji, figure politique majeure du Cameroun et premier président du Sénat (2013-2026), est décédé le 11 avril 2026 à Yaoundé à 91 ans, au CHU de Yaoundé. Ingénieur formé en France, il a marqué l’histoire par son rôle dans l’électrification du pays et une longévité rare à la tête de la chambre haute.

Le Cameroun est en deuil après l’annonce du décès de Marcel Niat Niifenji, ancien président du Sénat, survenu le 11 avril 2026. à l’âge de 92 ans. L’information a été rendue publique dans un communiqué officiel signé par Aboubakary Abdoulaye, actuel président de la haute chambre du Parlement. Marcel Niat Njifenji avait occupé la présidence du Sénat du 12 juin 2013 au 17 mars 2026, marquant de son empreinte la vie institutionnelle du pays durant plus d’une décennie. Figure politique de premier plan, il était considéré comme l’un des piliers des institutions camerounaises.

Marcel Niat Njifenji est un proche et fidèle du président Paul Biya qui a occupé pendant des décennies des fonctions importantes dans la haute administration camerounaise. L’illustre disparu est né à Bagangté, dans la région de l’Ouest du Cameroun en 1934. Ingénieur de formation, il a voué une partie de sa trajectoire professionnelle au secteur de l’énergie au Cameroun, notamment au sein de la Société Nationale d’Électricité (Sonel), qu’il a dirigé pendant plus de 20 ans, entre 1974 et 2001 avant sa privatisation.

Après cette longue expérience de gestionnaire, il va accéder aux fonctions gouvernementales, d’abord au ministère du Plan et de l’Aménagement du Territoire, puis comme vice-Premier ministre en charge des questions de l’eau et de l’énergie. Au début des années 2000, il va exercer un mandat d’élu local, en qualité de maire, dans sa ville natale de Banganté.

Après une éclipse de quelques années, et à la faveur de la mise sur pied du sénat en 2013,  il est propulsé à la tête de cette institution aux destinées de laquelle il va présider sans discontinuer jusqu’en mars 2026. Ces dernières années, il était apparu très affaibli par la maladie, la presse se faisant régulièrement l’écho de ses séjours médicaux en Occident. Jusqu’à son remplacement à la tête du Sénat il y a quelques semaines, il était la deuxième personnalité dans l’ordre protocolaire du pays, avec pouvoir de succession au président de la République en cas de vacances.

Dans son communiqué, Sa Majesté Aboubakary Abdoulaye a exprimé « un profond regret » et a, au nom des membres du Bureau et du personnel du Sénat, adressé ses « sincères condoléances » à la famille du défunt, tout en leur témoignant sa compassion en cette période de deuil.

Le programme des obsèques de l’ancien président du Sénat sera communiqué ultérieurement, selon le président du sénat. Sa disparition suscite une vive émotion au sein de la classe politique et de l’opinion publique au Cameroun.

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