
Coup d’arrêt pour quatre gangs spécialisés dans les agressions à mains armées à Yaoundé. Ce jeudi 25 septembre 2025, les éléments du Commissariat Central N°1 ont présenté à la presse 21 individus présumés malfrats, interpellés dans le cadre d’une vaste opération de sécurisation. Selon les autorités, ces individus opéraient en bandes organisées, répartis en quatre groupes actifs dans plusieurs quartiers de la capitale.
C’est avec couteaux et poignards que les suspects traumatisaient les populations des quartiers de Ngousso, Omnisports, Fougerolles, Eleveur, Nkolfoulou et Bastos. Aux heures tardives, ils s’attaquaient aux passants et aux débits de boisson, emportant tout ce qui était intéressant : argent, téléphones, objets de valeur, même des motocyclettes. Saisi du nombre grandissant de plaintes déposées par les victiées, le délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguelé a mis en branle ses équipes.
L’information est de Cameroon tribune, en deux semaines de ratissage des zones ciblées, les éléments de la brigade anti gang du commissariat central n° 1 de la ville de Yaoundé ont fait le grand ménage. BIlan : 21 suspects mis hors d’état de nuire. “Il s’agit de malfrats spécialisés dans les agressions à l’arme blanche à travers motos et parfois à pied. Ils sont issus de quatre gangs. Face aux plaintes de la population Mbarga Nguelé nous a demandé de détruire toutes les zones de non droit de la ville de Yaoundé”, explique le commissariat central n° 1 de la ville de Yaoundé.
Les 21 suspects ont entre 25 et 30 ans. Parmi ces jeunes, il y a 18 agresseurs et trois receleurs. “ Les receleurs sont des personnes dangereuses. Si les malfrats n’ont nulle part où écouler leurs produits, ils pourraient difficilement continuer. Mais à partir du moment où ils savent que le téléphone, la moto ou le sac arraché va rapidement trouver preneur, ils ne sont vont pas arrêter et c’est dangereux”m relève le commissaire divisionnaire Thierry Medou.
Après cette grosse prise, le commissariat central n° 1 compte poursuivre ce déploiement. “ Toutes les autres zones identifiées vont être nettoyées comme nous l’a expressément instruit le Délégué général à la sûreté nationale. Mais ceci n’est possible que si nous avons l’appui de la population”, dira le haut responsable. Relevant qu les policiers n’ont pas une boule de cristal leurs indiquant les zones d’agression des populations. Raison pour laquelle, il appelle les uns et les autres à dénoncer tout acte suspect enregistré dans leur voisinage. “ C’est sur la base des alertes et plaintes des populations que nous pouvons mettre la main sur les malfrats, même des plus dangereux. Nous avons les moyens et nous sommes engagés à le faire. Nous ne demandons qu’à être aidés par les populations” conclura le commissaire central n°1, Thierry Medou.