
Le Fédéralisme ou le Régionalisme : voici en quoi se résume l’équation la plus pérenne pour une sortie durable de la grave crise sociale et politique qui défigure le Cameroun et menace de manière existentielle ses fondations et fondements !
En tant que corps politique, ce choix souverain est le nôtre, tous et chacun ! Dans un pays constitué d’une kyrielle de Nations, l’Etat unitaire ne marche pas ! D’ailleurs, l’Etat unitaire, même lorsqu’il sera effectivement décentralisé, restera l’une des racines de notre drame, en sus de l’incompétence rarement égalée de notre gouvernement, le déficit de vision du pouvoir et sa gouvernance particulièrement médiocre.
Cette concentration obscène d’un pouvoir quasi illimité entre les mains d’un seul individu (qui est le gestionnaire exclusif de tout le budget de l’Etat, le jurislateur ultime, le détenteur et dispensateur de toutes les licences et rentes, de tous les monopoles et privilèges, le diplomate en chef, le chef suprême des armées et de la justice, entre autres, mais en même temps responsable de rien) est non seulement abjecte, inexplicable en contexte de démocratie, mais surtout source de toutes les dérives et des envies les plus mortifères des autres concitoyens.
Que nous options pour le Fédéralisme ou le Régionalisme, ce qui est indexé ici, dans le format normatif et institutionnel, c’est la nature du pouvoir ( qui doit être démocratique), la forme du pouvoir (qui devra se diffuser en réseau) et la forme du Gouvernement (qui devra être républicaine), dans le fond, c’est le niveau d’autonomie (et non pas de marge de manœuvre) des entités infraétatiques (qu’il s’agisse des États fédérés ou des Régions autonomes).
Tout plan de réformes envisagé qui n’inscrirait en son cœur la mort de l’Etat unitaire ne sera qu’une perte de temps, et un pansement inutile sur un organe métastasé qui nécessite plutôt une amputation pure et simple !