Finances publiques : plus de 1 000 milliards de FCFA de restes à payer pèsent sur le budget de l’État camerounais

Le Cameroun continue de faire face à un important volume d’engagements financiers non apurés. D’après le Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029, les restes à payer (RAP) atteignaient 1 026,3 milliards de FCFA à la fin du premier trimestre 2026. Une part significative de cette dette intérieure est constituée d’arriérés anciens, révélant les défis persistants de gestion de la trésorerie publique.

La maîtrise des finances publiques demeure un enjeu majeur pour le gouvernement camerounais. Selon les données contenues dans le Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029, le stock des restes à payer (RAP) de l’État s’élevait à 1 026,3 milliards de FCFA à la fin du mois de mars 2026, soit près de 1,8 milliard de dollars américains.

Ces restes à payer correspondent aux dépenses déjà engagées et validées par l’administration, mais dont le règlement effectif aux fournisseurs, prestataires ou autres bénéficiaires n’a pas encore été effectué. Leur accumulation constitue un indicateur de la pression qui s’exerce sur la trésorerie de l’État et peut affecter le fonctionnement des entreprises dépendantes de la commande publique.

Le document gouvernemental met également en évidence l’ancienneté d’une partie importante de ces engagements. En effet, près de 44 % du stock total, soit 452,5 milliards de FCFA, représentent des créances en souffrance depuis plusieurs années. Cette situation traduit la persistance d’arriérés de paiement qui continuent de peser sur les finances publiques et sur la liquidité des opérateurs économiques concernés.

La résorption de ces dettes constitue un enjeu essentiel pour les autorités, dans un contexte où le gouvernement cherche à préserver les équilibres budgétaires tout en poursuivant les investissements publics et les réformes économiques. Le règlement progressif des restes à payer est également considéré comme un levier pour renforcer la confiance des entreprises, améliorer le climat des affaires et soutenir l’activité économique.

À travers le DPEB 2027-2029, le gouvernement réaffirme ainsi sa volonté d’améliorer la gestion budgétaire et la programmation des dépenses publiques afin de limiter l’accumulation de nouveaux arriérés et d’assurer une meilleure soutenabilité des finances de l’État.

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