Coupe du Cameroun : comment la Panthère du Ndé a brisé 16 ans de malédiction

Le destin avait donné rendez-vous à la Panthère Sportive du Ndé. Dimanche 14 décembre, au Stade Ahmadou Ahidjo,l’équipe a non seulement terrassé le champion en titre, la Colombe du Dja-et-Lobo, mais a arraché sa troisième Coupe du Cameroun au prix d’un sang-froid légendaire. 

Depuis 2009, l’armoire à trophées de la Panthère était restée muette. Le club historique portait le poids d’une génération de supporters, la nostalgie d’un passé glorieux (1988, 2009) et la frustration des espoirs déçus. Cette édition 2025 de la Coupe du Cameroun n’était pas une simple parenthèse ; elle était la chance de retrouver l’honneur perdu.

Le chemin vers Yaoundé a été semé d’embûches. Match après match, tour après tour, la Panthère a démontré une résilience rare. Face à des adversaires souvent plus rapides ou plus médiatisés, les hommes du Ndé ont opposé une discipline de fer et une intelligence tactique, s’appuyant sur l’engagement total de ses jeunes talents. Chaque victoire était une écharde de plus retirée du passé.

Le 14 décembre 2025, la tension était palpable. Face à la Panthère se dressait la Colombe du Dja-et-Lobo, le tenant du titre. Un adversaire redoutable, incarnant la modernité et la confiance d’une équipe sacrée l’année précédente. Dès le coup d’envoi, le match a été un bras de fer intense, fidèle à l’esprit de la Coupe. Les deux équipes ont échangé les coups, réussissant chacune à marquer en première mi-temps. Le score, figé à 1-1, témoignait de l’équilibre des forces et de l’incapacité de l’une ou l’autre équipe à faire plier l’autre dans le temps réglementaire.

Le match a basculé dans ce qu’on appelle la « guerre froide » du football : la séance de tirs au but.

Tandis que le stade, chauffé par un public enthousiaste et une brochette d’officiels, dont le Premier Ministre et Samuel Eto’o, retenait son souffle, la Panthère a montré un calme olympien.

La différence s’est faite sur la psychologie. La Colombe a vacillé, manquant de réalisme sous la pression. La Panthère, elle, a été clinique. L’équipe a converti ses tentatives avec assurance, s’imposant finalement 3 tirs au but à 1. C’était le triomphe de la maîtrise sur l’ambition démesurée.

Le coup de sifflet final a libéré des années de frustration. La liesse sur le terrain, en présence de la Ministre Célestine Ketcha Courtès (présidente d’honneur du club), a souligné la dimension politique et régionale de cette victoire. Ce troisième trophée national vient non seulement récompenser la discipline et l’abnégation d’une saison, mais aussi consolider l’attractivité du club pour les futurs talents, les partenaires, et bien sûr, sa base de supporters retrouvée. Le rugissement a retenti. Seize ans après, la Panthère est de nouveau au sommet.

Le coup de sifflet final a libéré des années de frustration. La liesse sur le terrain, en présence de la Ministre Célestine Ketcha Courtès (présidente d’honneur du club), a souligné la dimension politique et régionale de cette victoire. Ce troisième trophée national vient non seulement récompenser la discipline et l’abnégation d’une saison, mais aussi consolider l’attractivité du club pour les futurs talents, les partenaires, et bien sûr, sa base de supporters retrouvée. Le rugissement a retenti. Seize ans après, la Panthère est de nouveau au sommet.

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