Cameroun : le ministère de la Défense dénonce l’agression des Sapeurs-pompiers à Douala

Le ministère de la Défense explique qu’en date du 25 août 2025, une équipe de secours de Sapeurs-Pompiers dépêchée pour l’extinction d’un violent incendie survenu au quartier New-Bell de Douala, plus précisément lieu-dit « Foyer Bandjoun », a été l’objet d’actes d’agressions d’une gravité exceptionnelle.

Selon un communiqué du ministère de la Défense, cette violence gratuite et inacceptable est de nature à altérer significativement le pacte de confiance entre les Soldats du Feu et une certaine frange incivique de la population. Le département ministériel placé sous l’autorité du ministre délégué Joseph Beti Assomo dénonce les agressions « d’une gravité exceptionnelle d’une équipe de secours de sapeurs-pompiers dépêchée pour éteindre « un violent incendie survenu au quartier New-Bell de Douala », au lieu-dit « Foyer Bandjoun ».

Les faits ont eu lieu le 25 août 2025 lorsque « des individus manifestement hostiles, après avoir entravé l’accès au périmètre du sinistre, ont causé des dommages matériels importants sur un engin de secours acquis à grands frais, mettant en péril l’intégrité physique du personnel intervenant », rappelle un communiqué en date du 02 septembre et signé du chef de la division communication du ministère de la Défense, le capitaine de vaisseau Cyrille Serge Atonfack Guemo.

Dans le même document, le ministère décrie une « violence gratuite » dont la conséquence est de dégrader la relation de confiance entre les sapeurs-pompiers et les auteurs d’actes inciviques. Le Mindef annonce des sanctions judiciaires contre ceux qui ont participé à l’agression des soldats du feu au cours de leur mission.

Face à l’incendie qui a ravagé au moins cinq maisons et causant des pertes estimées à plusieurs dizaines de millions de Fcfa, les populations ont appelé les secours des sapeurs-pompiers. Elles soutiennent que ces derniers sont arrivés en retard sur le lieu du sinistre. Les jeunes mobilisés pour éteindre le feu ont décidé de chasser l’équipe de secours dépêchée par le 20è groupement des sapeurs-pompiers de la ville de Douala.

Le chef de bureau de prévention de cette unité des soldats du feu, Pierre Djoumi, a déclaré sur la chaîne de télévision Canal 2 international que le temps normal entre l’alerte reçue au 118 et le départ des soldats du feu qui est de sept minutes a été respecté. Selon lui, les populations ne tiennent pas compte de ce timing lorsqu’elles les accusent. En raison de cette agression des sapeurs-pompiers, la zone de New-Bell sinistrée est considérée comme zone hostile aux secours des pompiers.

Alors que la plainte a été déposée et que l’enquête est en cours, il y a lieu de regretter cette autre scène de confrontation entre la population et les forces de secours.  Dans un contexte sociopolitique tendu, il est toujours important de privilégier un dialogue apaisé entre les autorités et les citoyens pour éviter que de telles situations ne se reproduisent, au risque de compromettre des interventions vitales.

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