Cameroun – Choléra : près de 1 000 cas et 28 morts dans l’Extrême-Nord

Une épidémie de choléra sévit depuis la mi-juillet dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Près de 1 000 cas ont été recensés dans plusieurs districts de santé, avec un bilan provisoire de 28 décès. Les autorités sanitaires préparent une riposte axée sur la prise en charge, la prévention et la vaccination.

Plusieurs districts de santé sont concernés, notamment Fotokol, Mada, Makary et Kolofata. La maladie circule dans une région régulièrement confrontée aux épidémies de choléra et où l’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement demeure un enjeu important. À l’hôpital de district de Mora, la situation mobilise les équipes médicales. Au moins un patient atteint de choléra y est pris en charge quotidiennement depuis le début de l’épidémie. Au total, 16 cas ont été enregistrés dans cet établissement, selon une médecin du centre de traitement.

Face à la progression de la maladie, le ministère de la Santé publique a engagé une riposte. Elle comprend la prise en charge des patients, le renforcement de la prévention et le déploiement prochain d’une campagne de vaccination dans les zones concernées. Le contexte météorologique constitue également un facteur de vigilance. Avec le retour des pluies, les eaux de ruissellement peuvent favoriser la contamination des points d’eau, notamment lorsque les conditions d’assainissement sont insuffisantes. Le manque d’eau potable et les difficultés d’accès à des installations sanitaires adaptées peuvent ainsi accélérer la transmission.

Les équipes sanitaires renforcent par ailleurs la sensibilisation des populations. Le lavage régulier des mains, la consommation d’eau potable ou traitée, l’hygiène alimentaire et le recours rapide aux structures de santé en cas de diarrhée aiguë figurent parmi les principales mesures de prévention.

La situation dépasse les frontières camerounaises. Le Nigeria voisin fait face à une épidémie de choléra depuis mai, tandis que le Tchad a récemment rapporté 13 décès liés à la maladie. Cette circulation dans plusieurs pays du bassin du lac Tchad renforce le risque de propagation transfrontalière.

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