
Le Cameroun mise sur un méga-projet écotouristique de 500 milliards de FCFA dans la ville balnéaire de Limbe pour repositionner le pays sur la carte du tourisme international. Porté en PPP, le projet vise à créer un pôle intégré mêlant hôtellerie, santé, formation et numérique, avec un fort effet d’entraînement économique.
Le gouvernement camerounais, via son Premier Ministre Joseph Dion Ngute a approuvé ce 7 avril un plan de 500 milliards de FCFA visant à transformer la zone côtière entre Limbé et Mondoli en un véritable eldorado de l’écotourisme. Le projet touristique Limbe-Mondoli, selon le ministre par intérim du Tourisme et des Loisirs, Gabriel Mbairobe, est une initiative ambitieuse de la diaspora qui vise à développer une « ville futuriste » à Limbe, en mettant l’accent sur la transformation de la zone côtière en une destination touristique de premier plan.
Pour le ministre, ce projet prévoit la création de 10 000 emplois mais aussi de faire de notre pays une destination de choix alliant développement des Tics, de l’énergie solaire, construction des infrastructures, création d’un tourisme maritime. Les zones concernées comprennent l’île Ndame, Mondoli/Motondo et Bimbia, où des infrastructures telles que des cabanes touristiques, des villas, des hôtels, un hôpital, d’un parcours de golf, de plusieurs installations sportives, des services de taxis nautiques, des restaurants et des installations d’énergie solaire seront développées pour dynamiser l’économie bleue locale.
En approuvant le projet lors d’un récent Conseil de cabinet, le Premier ministre, Dr Joseph Dion Ngute, a déclaré qu’il permettra de créer plus de 10 000 emplois directs et indirects. Promu par le Dr Sammy Tita Fombang, ce projet est un développement touristique intégré et mixte prévu sur environ 125 hectares dans le corridor Limbe-Mondoli, dans la région du Sud-Ouest.
Selon le Conseil national du tourisme du Cameroun, ce projet a le potentiel de stimuler le tourisme, de générer des emplois et de dynamiser la croissance économique locale. Les travaux de construction devraient s’étendre sur une période de sept ans, sur un terrain sécurisé.