
Malgré une hausse de son offre de liquidité, la Banque des États de l’Afrique centrale n’a pas réussi à mobiliser pleinement les banques commerciales de la sous-région. Un signal qui traduit un ralentissement de la demande de financement.
L’opération d’injection de liquidité menée le 14 avril 2026 par la Banque des États de l’Afrique centrale n’a pas suscité l’engouement attendu auprès des établissements bancaires de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. Sur une enveloppe globale de 500 milliards de FCFA mise à disposition, seuls 365,2 milliards ont été effectivement captés, soit un taux de souscription de 73 %, selon les données publiées par l’institut d’émission.
Cette situation contraste avec la dynamique observée quelques semaines plus tôt, où les banques manifestaient un intérêt croissant pour les refinancements proposés par la banque centrale. Pour répondre à cette demande, la BEAC avait d’ailleurs relevé son offre, passant de 400 milliards de FCFA à la fin du mois de mars à 500 milliards lors de cette opération d’avril.
Toutefois, ce relèvement semble avoir dépassé les besoins réels du secteur bancaire. En pratique, les établissements de crédit sollicitent davantage les ressources de la banque centrale lorsque la demande de prêts de leurs clients excède leurs capacités de trésorerie. Le niveau de souscription observé suggère ainsi une certaine retenue dans la distribution du crédit, reflet d’une demande encore modérée.