
La 14e Conférence ministérielle (CM14) de l’OMC s’est achevée le 30 mars 2026, au petit matin, à Yaoundé sur un bilan positif, marqué par des décisions clés et l’adoption d’un communiqué ministériel visant à renforcer le système commercial multilatéral. Sous la présidence du Cameroun, la conférence a acté des avancées sur les subventions à la pêche et le commerce numérique, malgré des défis persistants sur le moratoire des transmissions électroniques.
Après quatre jours de négociations intenses sous le ciel camerounais, la 14e Conférence ministérielle de l’OMC s’est clôturée ce dimanche 29 mars avec des avancées majeures pour le commerce international. L’Afrique, qui représente 16 % de la population mondiale pour seulement 3 % des échanges commerciaux, a imposé son agenda de réforme profonde du système multilatéral, marquant ce que Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre camerounais du Commerce, a qualifié d’un « succès diplomatique » pour l’Afrique, tandis que la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a souligné les accomplissements malgré le temps limité pour certaines questions. Le Cameroun a été chaleureusement félicité pour la qualité de l’organisation.
Dès le premier jour, le 28 mars, les délégations africaines ont fait entendre des appels vibrants à l’inclusion, dénonçant les déséquilibres systémiques du commerce mondial. La réduction des écarts entre pays riches et pays en voie de développement a été placée au cœur des débats, faisant de cette session de clôture un moment de bascule pour la gouvernance mondiale.
Les discussions prioritaires ont porté sur trois axes stratégiques : l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’accès des pays les moins avancés aux technologies numériques, et la protection des secteurs vitaux pour les économies africaines. Ces enjeux incarnent les défis concrets auxquels font face les nations du continent et ont servi de socle aux déclarations finales adoptées par les membres.
Principales décisions :
Réforme de l’OMC : Engagement ferme à poursuivre les travaux sur la réforme institutionnelle.
Commerce Numérique : Environ 66 membres ont conclu des règles de base pour le commerce numérique, renforçant le cadre plurilatéral.
Subventions à la Pêche : Progrès dans la lutte contre les subventions à la pêche préjudiciables.
Petites Économies : Adoption de règles facilitant l’intégration des petites économies dans le commerce mondial.
Pays en Développement : Renforcement de l’assistance technique et sanitaire pour les pays les moins avancés