
En 2025, de passage à Genève, Astrid-Aimé découvre le roman La danse des pères de Max Lobe, publié aux Éditions Zoé. À la lecture, Astrid-Aimé dit être “tombé des nues”. Selon lui, plus de 200 points de similitudes non exhaustives relieraient ce livre à son propre récit autobiographique, Repères, qu’il avait pourtant protégé et envoyé en partie à Max Lobe plusieurs années plus tôt.
Un décompte qui le sidère
En 2025, à Genève, Astrid-Aimé affirme relever plus de 200 points de similitudes entre Repères et La danse des pères.
Selon les chiffres :
• le texte de Max Lobe s’étend sur 161 pages écrites,
• Repères compte 314 pages au total, dont 287 pages écrites (hors préface),
• Astrid-Aimé recense des similitudes substantielles en pepetuelles croissances entre les deux ouvrages.
Cela représente, d’après lui, une densité d’environ 137 % :
« En clair, il y a plus de similitudes que de pages dans tout le livre de Max Lobe. »
Présenté dans la presse comme un récit très personnel sur la relation au père, entre Afrique et Europe, La danse des pères bénéficie d’une forte visibilité. Les droits de traduction sont déjà vendus en allemand et en portugais, et, selon Astrid-Aimé, des intérêts d’adaptation seraient également en discussion.
À la lecture de l’ouvrage, Astrid-Aimé dit être “tombé des nues”.
De simples thèmes communs… ou des assemblages trop précis ?
D’après Astrid-Aimé, ces similitudes portent :
• sur des configurations,
• des élaborations d’idées précises,
• des combinaisons de motifs,
• des motifs récurrents (références, construction de chapitres),
Mais aussi de forme d’ensemble et de trame narrative qui, placés en parallèle, composeraient un tableau plus que troublant.
Il affirme qu’il ne s’agit pas de ressemblances vagues, mais :
• de scènes qui se répondent,
• de formulations proches, parfois au mot près.
• de choix de structure et de symboles hautement singuliers.
Une vingtaine d’entre eux ont déjà été rendus publics à titre d’échantillon.
« On est à plus de 200 points de similitudes pour un livre de 161 pages.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes », résume-t-il, désabusé.
Un expert du plagiat littéraire sollicité
Pour étayer ses accusations, Astrid-Aimé affirme avoir consulté un docteur en lettres dont la thèse et le travail portent principalement sur les questions de plagiat littéraire.
Selon Astrid-Aimé, cet expert, à la lumière des éléments qui lui ont été soumis, écarterait déjà l’hypothèse du simple hasard, en raison :
• du nombre de similitudes de formes (récurrences, combinaisons),
• de leur précision,
• et du fait qu’elles touchent non seulement à des thèmes généraux, mais surtout à des assemblages singuliers de scènes et de motifs vécus, documentés par Astrid-Aimé.
Cette expertise n’a pas encore été rendue publique, mais Astrid-Aimé indique qu’elle pourrait être produite dans le cadre de la procédure.
“La danse des rois” contre “La danse des pères”
Au-delà des aspects techniques, Astrid-Aimé insiste sur la charge symbolique :
• d’un côté, son nom originel Fotso, signifiant « la danse des rois », et une œuvre écrite aussi pour honorer la mémoire de son père, décédé fin 2022 ;
• de l’autre, un roman intitulé La danse des pères, présenté comme original, qui raconte, lui aussi, une relation père-fils entre Afrique et Europe.
À cela s’ajoute, selon Astrid-Aimé, le fait que les Éditions Zoé aient reçu, avant sa découverte, Repères et un document contenant des extraits de ses trois prochains ouvrages, conservés plusieurs mois. Il y voit une « potentialité de récidive » et un danger à long terme pour sa sécurité artistique.
Dans l’épisode 3 : éditeur, justice, menaces d’attaque en diffamation.
