
Face à une crise financière persistante dans le secteur de l’électricité, l’État camerounais a dû renforcer son intervention pour maintenir l’équilibre du marché et protéger les consommateurs. Fixé à 425,7 milliards FCFA, le budget 2026 du sous-secteur Eau et Énergie redéfinit l’architecture financière et technique de la production, du transport et de l’accès à l’électricité.
L’objectif du Cameroun est de porter le taux d’accès national à 100 % d’ici 2030, contre 74 % en 2025. En plus,: le Cameroun souhaite promouvoir le développement des énergies renouvelables, comme le solaire photovoltaïque, via une loi dédiée et des projets concrets, afin de réduire les coûts et les émissions de carbone.
Pour cela, le pays cherche à attirer 6,5 milliards de dollars (environ 3 674 milliards FCFA) du secteur privé pour financer une partie du « Compact énergétique national ».: Enfin, des réformes structurelles et réglementaires sont prévues pour sécuriser les investissements privés et améliorer le fonctionnement du secteur.
Selon News du Camer, sur ce montant, plus de 302 milliards sont destinés à renforcer durablement les capacités de production et de distribution énergétique. Avec 10 milliards FCFA transférés aux communes pour des projets d’électrification et d’hydraulique rurale, touchant 237 collectivités.
La première composante, consacrée à l’offre d’énergie, mobilise 173,2 milliards FCFA. Elle porte sur la poursuite de grands chantiers : le barrage hydroélectrique de Kikot (500 MW), les projets de Bini à Warak (90 MW) et de Minkouma (300 MW), ainsi que la centrale à gaz de Limbé (350 MW). Ces ouvrages représentent près de 2 100 MW potentiels, destinés à équilibrer l’offre et la demande nationale.
En parallèle, des études se poursuivent pour des centrales solaires et de petites unités hydroélectriques à Vina Pont Lac et Mbalang Djalingo. La deuxième composante concerne le transport de l’énergie. Les crédits visent la poursuite des lignes 225 kV Ebolowa-Kribi et 90 kV Mbalmayo-Mekin, l’interconnexion Tchad-Cameroun, ainsi que le renforcement des réseaux de Douala et Yaoundé. L’achèvement de la ligne 225 kV Piti-Ngodi Bakoko et l’extension du poste associé doivent densifier et stabiliser le réseau national, condition essentielle pour évacuer l’énergie produite par les barrages et soutenir l’industrialisation.
Pour conclure, l’initiative « Mission 300 », qui vise à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030, est une initiative mondiale portée par la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement (BAD). Le gouvernement camerounais, avec son adhésion à cette mission, s’engage à opérer une transition vers les énergies renouvelables pour un développement durable.