
Les Africains crient au scandale. La CAN 2025 démarre le 21 décembre jusqu’au 18 janvier. Sous la pression de clubs européens, la Fifa a accepté de libérer certains joueurs plus tard que prévu, comme annoncé par « Ouest-France » pour leurs sélections sans avoir prévenu les Fédérations. Le foot africain s’en offusque, rapporte le journal « L’Equipe ».
Les sélections engagées à la CAN (21 décembre – 18 janvier) pourraient ne récupérer certains joueurs sélectionnés que le 15 décembre. L’association européenne des clubs a fait pression sur la FIFA, qui aurait cédé lors d’une réunion le 29 novembre… sans rien dire aux fédérations concernées.
Ça gronde en Afrique. Alors que la CAN débute le 21 décembre, une date connue depuis de longs mois, les clubs ont fait le forcing auprès de la FIFA pour garder leurs joueurs le plus longtemps possible. Et ils auraient obtenu gain de cause alors que le règlement était clair : « Pour une compétition finale, les joueurs doivent être mis à disposition et commencer à rejoindre leur équipe représentative au plus tard le lundi matin de la semaine précédant celle durant laquelle démarre la compétition finale en question, et doivent être mis à disposition par l’association le matin du lendemain du dernier match de leur équipe dans la compétition. » Ce qui oblige, en théorie, une libération le 8 décembre.
Mais les clubs, tout comme l’UEFA, estiment que c’est prématuré au regard de la période de la saison. La CAN devait au départ se dérouler l’été dernier, mais a été décalée pour laisser la place à la Coupe du monde des clubs chère au président de la FIFA Gianni Infantino. Depuis quelques jours, les sélections reçoivent de lettres des différents clubs pour leur rappeler que le 29 novembre, une réunion a eu lieu entre l’EFC (l’association européenne des clubs) et la FIFA et qu’ils ont aujourd’hui la possibilité de conserver leurs joueurs jusqu’au 15 décembre.
Les sélections concernées sont dans l’embarras. Elles avaient d’ores et déjà planifié des stages et des matches amicaux à compter du 8 décembre. L’entraîneur de Liverpool, Arne Slot, a d’ailleurs confirmé en conférence de presse que c’est à cette date que serait libéré l’Égyptien Mohamed Salah. Cet assouplissement du règlement n’a toujours pas été annoncé officiellement et met dans l’embarras les joueurs, tiraillés entre club et sélection.