
Une vingtaine de projets camerounais ont déjà été retenus pour participer aux Journées économiques de l’amitié Afrique-Russie (JECAAR’26), prévues du 25 au 31 octobre 2026 à Moscou. À travers ce rendez-vous à la fois économique et culturel, les organisateurs veulent rapprocher entreprises, collectivités et porteurs de projets africains des investisseurs et partenaires russes.
La coopération économique entre l’Afrique et la Russie cherche à franchir un nouveau cap. C’est l’ambition affichée par les organisateurs des Journées économiques de l’amitié Afrique-Russie (JECAAR’26), dont la prochaine édition se tiendra du 25 au 31 octobre 2026 à Moscou. À Douala, l’Association panafricaine pour l’excellence, l’éducation, le développement et l’amitié entre les peuples (AP2EDA-APH) a présenté, le 17 septembre dernier, l’état d’avancement des préparatifs de cette rencontre aux professionnels des médias.
Pensé comme une plateforme de mise en relation, le forum entend offrir aux porteurs de projets africains un accès direct à des entreprises, investisseurs et partenaires russes. Les secteurs ciblés sont particulièrement larges : transport public, santé, agro-industrie, exploitation minière, infrastructures, logistique, technologies financières, éducation ou encore immobilier.
Pour les organisateurs, l’enjeu est surtout de transformer l’intérêt suscité par la coopération Afrique-Russie en opportunités d’affaires concrètes. Les participants pourront notamment prendre part à des rencontres B2B, des ateliers et des séances de présentation de projets, avec la possibilité d’aboutir à des partenariats commerciaux, des joint-ventures ou d’autres formes de coopération.
Une sélection de projets déjà engagée
L’AP2EDA-APH entend jouer le rôle d’intermédiaire entre les porteurs de projets africains et leurs éventuels partenaires russes. « Nous avons enregistré un certain nombre de projets privés », explique son président exécutif, Pierre Claver Nkodo, qui table sur une augmentation du nombre de participants avant la date limite d’inscription fixée au 5 octobre 2026.
À ce stade, une vingtaine de projets portés par des acteurs camerounais auraient déjà été sélectionnés et transmis à la partie russe par l’intermédiaire d’Africa Business Club, présenté comme le partenaire russe de l’association. L’objectif affiché est de privilégier des projets suffisamment structurés pour susciter l’intérêt d’investisseurs et de partenaires capables de les accompagner dans leur mise en œuvre. « Les Russes ne partagent pas l’argent, ils accompagnent les business plans pertinents et à forte valeur ajoutée », souligne Pierre Claver Nkodo.
Cette approche place donc la bancabilité des projets au cœur du dispositif. Au-delà de la simple recherche de financements, les organisateurs mettent en avant la possibilité pour les entreprises et les collectivités territoriales décentralisées de nouer des relations commerciales, technologiques ou industrielles de plus long terme.
Le Cameroun comme point d’ancrage
Pour les promoteurs de JECAAR’26, le rendez-vous de Moscou constitue également une occasion de donner davantage de visibilité aux opportunités d’investissement disponibles au Cameroun et, plus largement, sur le continent africain. La rencontre intervient dans un contexte où Moscou cherche à développer ses relations économiques avec plusieurs pays africains. Au-delà des échanges commerciaux traditionnels, les discussions devraient notamment porter sur des filières liées à l’agriculture, à l’énergie, aux infrastructures, aux technologies et aux ressources naturelles.
Le blé, la pomme de terre ou encore le gaz figurent parmi les domaines évoqués par les organisateurs comme des secteurs susceptibles d’alimenter de nouvelles coopérations. Pour les acteurs camerounais, l’enjeu sera désormais de transformer ces intérêts sectoriels en projets suffisamment solides pour déboucher sur des engagements concrets.
Avec les JECAAR’26, l’AP2EDA-APH veut ainsi faire de la rencontre de Moscou davantage qu’un simple forum de réseautage. Le rendez-vous est présenté comme une plateforme destinée à rapprocher les porteurs de projets africains de l’écosystème économique russe, tout en ouvrant de nouvelles perspectives aux entreprises et collectivités camerounaises à la recherche de partenaires internationaux.