Election présidentielle : Mgr Samuel Kleda appelle à une «alternance» pour «sauver» le Cameroun

L’élection présidentielle du 12 octobre 2025 ne laisse personne indifférent au Cameroun. Dimanche 10 août 2025, Mgr Samuel Kleda, archevêque métropolitain de Douala, a fait diffuser dans son évêché à l’occasion de la messe dominicale sa lettre pastorale « sur le climat social à l’approche du scrutin ».

Texte dans lequel il interpelle les citoyens, leur demande de ne pas se décourager et d’explorer « de nouvelles voies pour sauver le pays ». « Notre pays est malade » écrit Samuel KLeda. « Les dirigeants semblent ne plus savoir quoi faire, leur entêtement à conduire la gestion de l’État est inquiétant […]. Nous avons le devoir d’alerter sur les signes avant-coureurs de la mort lente du Cameroun. »

Pour l’archevêque, « le malaise qui ronge » le pays « prend sa source dans des actes antiévangéliques institués » : « mauvaise gouvernance » et « corruption » alimentent une « pauvreté généralisée », le « délabrement du réseau routier » et un « accès difficile à l’eau et l’électricité ».

« Notre pays est malade » écrit Samuel Kleda. « Les dirigeants semblent ne plus savoir quoi faire, leur entêtement à conduire la gestion de l’État est inquiétant […]. Nous avons le devoir d’alerter sur les signes avant-coureurs de la mort lente du Cameroun. »

Pour l’archevêque, « le malaise qui ronge » le pays « prend sa source dans des actes anti-évangéliques institués » : « mauvaise gouvernance » et « corruption » alimentent une « pauvreté généralisée », le « délabrement du réseau routier » et un « accès difficile à l’eau et l’électricité ».

« Des élections dont les résultats sont connus d’avance »

« Le citoyen n’est plus au cœur des préoccupations des dirigeants », « l’accent est mis sur l’individu, le clan, l’ethnie, le lobby » au détriment du plus grand nombre. Le prélat estime que « la démocratie […] est entachée par la violence institutionnelle, les intimidations, l’absence de transparence, de vérité et de justice ». Et il est moralement inacceptable, écrit-il « d’organiser des élections dont les résultats sont connus d’avance, décidés par une poignée d’individus […] et que la validation des candidats soit entourée de suspicion et de controverse ».

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