
L’attaquant (ailier gauche) franco-camerounais de 21 ans, Yonis Njoh, a récemment déclaré son souhait de représenter le Cameroun en sélection nationale. Formé à Toulouse, il a notamment évolué à Orléans et Pau en Ligue 2. Il affiche un fort attachement à ses racines : fils d’un père camerounais et d’une mère française.
Actuellement à Viborg (D1 au Danemark),Yonis Njoh compte à ce jour 2 buts en 5 matchs cette saison. L’ailier gauche de 21 ans, évoluant au Viborg FF au Danemark, a officiellement choisi de représenter le Cameroun, son pays d’origine. Dans un entretien accordé au média fergietimesas.com, le jeune Franco-Camerounais a affirmé sa volonté de défendre les couleurs des Lions Indomptables.
Né le 17 janvier 2004 à Toulouse, Yonis Lucien Alexandre Njoh de son nom complet est un jeune ailier gauche franco-camerounais qui fait déjà parler de lui en Europe.Il est ce qu’on appelle « un pitchoun ». Celui qui a grandi et commencé le football à L’Union, dans la banlieue toulousaine, a vite attiré l’attention du club phare de la Ville rose. Parti au « Tèf » en U12 à la suite de tests réussis, Njoh a ensuite progressé de manière linéaire en intégrant le pôle espoir de Castelmaurou à 14 ans avant de migrer vers le centre de formation des Violets deux ans plus tard.
L’aventure toulousaine va pourtant s’arrêter à l’issue de ce contrat de trois ans : « Toulouse voulait me prolonger d’un an, en contrat amateur, mais j’ai préféré tenter ma chance ailleurs. J’avais un peu l’impression d’avoir fait le tour et je voulais me confronter à un club de niveau National, par exemple, même en passant par la réserve au début. »
Selon Sudouest, le plan semblait clair dans la tête du jeune homme et tout s’est passé comme prévu. Après s’être engagé à Orléans pour continuer à grandir avec l’équipe réserve, il tape dans l’œil de l’entraîneur de l’équipe professionnelle qui évolue en National, Xavier Colin, lors d’une opposition interne. « Il m’a proposé d’intégrer le groupe pro pour deux semaines et, finalement, je ne suis jamais retourné en réserve. »
L’arrivée d’un certain Nicolas Usaï sur le banc orléanais au cœur de l’hiver ne va pas changer la donne. Le jeune attaquant va même effectuer ses premiers matchs de National. « C’est à ce moment-là, en février 2023, que j’ai eu mes premiers contacts avec Pau. Tout s’est décidé assez vite et je suis arrivé ici l’été dernier. »
En effet, contrairement à ce qu’a pu penser beaucoup de monde, les arrivées de Usaï et de Njoh au Pau FC, en provenance d’Orléans, n’ont aucun lien. Interrogé sur le jeune attaquant qu’il côtoie donc depuis un peu plus d’un an et demi, le technicien marseillais avoue volontiers « avoir été très dur avec Yonis. Je ne lui ai pas fait de cadeaux. » Ce n’est pas pour autant que Yonis Njoh a vu son arrivée d’un mauvais œil : « J’étais content parce que, du coup, je n’arrivais pas totalement dans l’inconnu. Après, il m’a tout de suite averti qu’il serait toujours derrière moi (rires). Je préfère ça plutôt qu’un coach qui ne vous calcule pas trop. J’avais déjà eu un bon feeling à Orléans. Je sais très bien que quand il dit qu’il est dur avec moi, c’est dans mon intérêt. »
À seulement 21 ans, Yonis se distingue par sa vitesse, sa technique et sa puissance, un ailier gauche capable de déstabiliser n’importe quelle défense, avec un style qui rappelle celui de Vinícius Jr. Issu d’une famille de footballeurs, son frère Lilian Njoh évolue comme défenseur à Servette en suisse. Avec ses racines camerounaises, Yonis représente fièrement le football de son pays, prêt à devenir un pilier des Lions Indomptables.