Coopération Cameroun–SFI : trois années d’investissements stratégiques au service de la transformation du secteur privé

Au terme de trois années passées à la tête de la représentation régionale de la Société financière internationale (SFI) pour l’Afrique centrale, Charlotte Ndaw Sako a effectué une visite d’adieu auprès du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey. Cette rencontre a permis de dresser le bilan d’une coopération marquée par une forte mobilisation des investissements en faveur du secteur privé camerounais, le soutien à plusieurs projets structurants et le renforcement du dialogue entre les pouvoirs publics et les opérateurs économiques.

Le Cameroun et la Société financière internationale (SFI), branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au financement du secteur privé, affichent un partenariat en constante progression. C’est le constat qui ressort de l’audience accordée le 28 juillet 2026 par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey, à Charlotte Ndaw Sako, Représentante régionale de l’institution pour l’Afrique centrale, arrivée au terme de sa mission.

La rencontre, qui s’est déroulée en présence de Cheick Fantamady Kanté, Directeur de division de la Banque mondiale pour le Cameroun, a permis aux deux responsables de revenir sur les principales réalisations enregistrées au cours des trois dernières années. Les échanges ont mis en lumière une collaboration fructueuse ayant contribué à renforcer la participation du secteur privé dans la dynamique de développement économique du pays.

Plus de 300 millions de dollars engagés en 2026

Au cours de son mandat, la SFI a considérablement accru son appui financier au Cameroun. Pour la seule année 2026, l’institution a mobilisé plus de 300 millions de dollars de financements, tout en constituant un portefeuille de projets dépassant les 500 millions de dollars.

Ces investissements concernent plusieurs secteurs jugés stratégiques pour l’économie nationale. Les infrastructures, l’énergie, les transports, la logistique, l’agriculture, l’agro-industrie ainsi que le numérique figurent parmi les principaux domaines ayant bénéficié de cet accompagnement financier. Cette orientation traduit la volonté de la SFI de soutenir les secteurs à fort potentiel de création de richesses et d’emplois, tout en favorisant une croissance plus inclusive.

Au-delà des financements, la coopération entre le Cameroun et la SFI s’est également illustrée par un important travail d’amélioration du climat des affaires. En étroite collaboration avec le Gouvernement et les autres entités du Groupe de la Banque mondiale, plusieurs initiatives ont été menées afin de rendre l’environnement économique plus attractif pour les investisseurs nationaux et internationaux.

L’une des avancées majeures de cette coopération demeure la mise en place du Business Council. Cette plateforme de concertation favorise un dialogue permanent entre l’État et le secteur privé afin d’identifier les obstacles à l’investissement, de promouvoir les réformes économiques et de faciliter l’émergence d’un cadre plus favorable au développement des entreprises. Ce mécanisme contribue également à renforcer la confiance entre les acteurs économiques et les pouvoirs publics.

Des projets structurants pour accélérer la croissance

Les interventions de la SFI ne se limitent pas aux financements directs accordés aux entreprises. L’institution accompagne également les banques locales à travers des lignes de crédit destinées à faciliter l’accès des entreprises aux ressources financières nécessaires à leur développement.

Parallèlement, elle participe au financement et à l’accompagnement de plusieurs projets structurants, notamment dans le secteur énergétique avec le projet hydroélectrique de Kikot, considéré comme l’un des investissements majeurs susceptibles d’améliorer durablement l’offre énergétique du Cameroun. La SFI intervient aussi dans le développement des chaînes de valeur agricoles et agro-industrielles, tout en apportant une assistance technique destinée à renforcer la gouvernance des entreprises et leur compétitivité.

À l’heure de quitter ses fonctions, Charlotte Ndaw Sako s’est félicitée de la qualité de la collaboration entretenue avec les autorités camerounaises et les acteurs économiques. Elle a salué le dynamisme et la résilience du secteur privé camerounais, qu’elle considère comme un véritable levier de croissance pour le pays.

Le ministre Alamine Ousmane Mey a, pour sa part, réaffirmé l’importance du partenariat entre le Cameroun et la Société financière internationale. Dans un contexte où le pays poursuit la mise en œuvre de sa Stratégie nationale de développement 2020-2030, l’appui de la SFI demeure un atout majeur pour mobiliser davantage d’investissements privés, accélérer l’industrialisation, améliorer les infrastructures et favoriser une croissance durable créatrice d’emplois.

Ce bilan positif illustre ainsi la solidité des relations entre le Cameroun et la SFI, appelées à se poursuivre afin d’accompagner la transformation structurelle de l’économie nationale et de renforcer le rôle du secteur privé comme moteur du développement. Cette version adopte un style journalistique original, plus développé et fluide, tout en conservant les informations essentielles et en évitant toute reprise littérale du texte source.

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