Le Cameroun veut lever 4 030 milliards FCFA pour résoudre son problème d’électricité

Le Cameroun veut mobiliser 6,5 milliards USD (près de 4 030 milliards FCFA à la valeur actuelle du dollars) d’investissements privés pour financer près de la moitié du Compact Énergétique National (CEN), sa nouvelle feuille de route adoptée en 2025 pour transformer durablement le secteur de l’électricité d’ici 2030.

Grâce à son « compact énergétique » présenté le 27 septembre dernier à New York, en marge de la 80ᵉ assemblée générale des Nations unies, le Cameroun entend par ce fait électrifier 8 millions supplémentaire de personnes d’ici cinq ans. Et si, dans cinq ans, chaque foyer camerounais, du village le plus reculé aux quartiers urbains en pleine croissance, avait accès à une électricité fiable, propre et abordable ? C’est ce pari ambitieux que fait le Cameroun avec le lancement de son Compact énergétique, présenté officiellement le 24 septembre 2025 à New York, en marge de la 80ᵉ assemblée générale des Nations unies.

Présenté par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, en présence du ministre des Finances, Louis Paul Motaze, le Compact énergétique est un document stratégique qui ambitionne de connecter huit millions de Camerounais supplémentaires à l’électricité d’ici 2030.

A en croire Investir au Cameroun, pour réduire les risques perçus par les investisseurs, le gouvernement prévoit des réformes structurelles et réglementaires. Une nouvelle loi sur l’électricité, attendue d’ici 2026, clarifiera le cadre des partenariats public-privé dans la production et le transport, et donnera plus de visibilité sur la durée et la rentabilité des engagements privés. Un guichet unique facilitera en parallèle les démarches liées aux investissements énergétiques.

L’exécutif entend aussi promouvoir les énergies renouvelables via une loi dédiée, qui fixera les règles techniques et les incitations, ainsi que les titres adaptés pour les mini-réseaux et les installations solaires autonomes. Une stratégie nationale de numérisation du secteur sera déployée, avec des priorités dès 2026 : planification géospatiale de l’accès à l’électricité, digitalisation du suivi des projets, coordination des infrastructures passives énergie-fibre et préparation à l’intégration de solutions intelligentes.

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