
Alors que la campagne pour l’élection présidentielle du 12 octobre bat son plein, le plus jeune candidat en lice, Hiram Samuel Iyodi, a livré un message percutant dimanche à Buea, ciblant directement la jeunesse et la crise anglophone qui secoue le pays.
À 38 ans, Samuel H. Iyodi se positionne comme le candidat de la rupture générationnelle face à l’actuel chef d’État, Paul Biya (92 ans). Son discours est centré sur la connexion et l’empathie avec une jeunesse camerounaise confrontée à de multiples défis.
S’adressant directement aux jeunes, le candidat a insisté sur son âge comme un atout pour comprendre les réalités du terrain.
« Les jeunes devraient voter pour moi parce que je leur ressemble ; je comprends parfaitement ce qu’ils traversent. Je comprends la difficulté qu’ils ont à trouver un emploi. Je comprends la situation de la crise», a-t-il déclaré.
En affirmant partager les « luttes » quotidiennes, notamment en matière d’emploi, Hiram Samuel Iyodi cherche à mobiliser une base électorale désabusée par les promesses non tenues et les difficultés économiques.
L’engagement le plus marquant de sa déclaration concerne la Crise Anglophone. M. Iyodi a promis une approche radicalement différente de celle adoptée jusqu’à présent par le gouvernement central.
« Nous allons commencer un véritable dialogue transparent avec nos frères et sœurs des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, même ceux qui ont choisi la voie de la violence », a-t-il affirmé.
Plus audacieux encore, le candidat a fixé un objectif temporel ambitieux pour son entrée en fonction : « Un de mes premiers objectifs est que d’ici les 100 premiers jours, ils puissent déposer les armes afin que nous puissions commencer la démilitarisation… ».
Cette promesse de désescalade rapide et de dialogue sans précédent, lancée depuis la capitale régionale du Sud-Ouest, confère à son discours une dimension symbolique forte, mettant la pression sur ses adversaires politiques concernant la résolution du conflit.
L’engagement d’Hiram Samuel Iyodi à inverser la tendance en cent jours est un pari risqué mais susceptible de catalyser l’espoir au sein d’une population fatiguée par des années de violence et d’incertitude.