Cameroun :  pourquoi les enseignants du supérieur entament une nouvelle grève

Le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) a annoncé pour une période allant du 5 au 14 janvier, un débrayage dans l’ensemble des universités publiques du pays. Pendant cette dizaine de jours, les enseignants entendent cesser toutes activités dans les campus. En cause : diverses revendications liées à leur traitement salarial et des primes non-reversées, pour certaines, depuis des années.

Les enseignants grévistes sont répartis dans les onze universités publiques que compte le Cameroun pour une population d’enseignants estimée à près de 8 200 personnes. Le nœud des revendications, selon le professeur Jeannette Wogaing Fotso, secrétaire générale du Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes), c’est le non-paiement de la dette académique cumulée sur la période de 2021-2022, une dette qui porte sur les heures complémentaires des jurys de master et de doctorat, les vacations et les expertises dues aux enseignants.

Le cœur des revendications réside dans « le non-paiement de la dette académique cumulée sur la période de 2021-2022 », selon la secrétaire générale du Synes, la professeure Jeannette Wogaing Fotso. Cette dette concerne les heures complémentaires des jurys de master et de doctorat, les vacations et les expertises dues aux enseignants.

Une autre dépense n’aurait pas été versée par le gouvernement. Les enseignants-chercheurs n’ont pas reçu leurs troisième et quatrième tranches des primes. 80% d’entre eux seraient concernés par cette préoccupation, s’insurge le Synes.

Le Synes alerte par ailleurs sur la dégradation des conditions de vie et de travail des enseignants, évoquant des difficultés liées au régime de retraite, à l’assurance maladie et à la précarisation croissante du corps enseignant.

Des promesses non-tenues par l’État entre 2024 et 2025

Et ce n’est pas la première fois que le corps enseignant se mobilise à ce sujet. Face à ces revendications, l’État avait déjà fait des promesses entre 2024 et 2025, qui sont depuis restées sans effet, rapporte le syndicat.

Cette nouvelle grève des enseignants du supérieur au sein des universités publiques est générale, mais elle ne touchera pas la participation aux jurys des soutenances de thèse de doctorat/PhD. Une mobilisation qui arrive dans un contexte tendu après la réélection contestée du président Paul Biya en octobre dernier..

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