Cameroun : Paul Biya autorise un prêt de 121 milliards FCFA pour les aménagements de Douala et Yaoundé

Cet argent emprunté auprès de la Banque Mondiale servirait en priorité à la gestion foncière, au développement des voiries, à l’enlèvement des ordures, à la construction des drains et la lutte contre les inondations et mobilité urbaine…le gouvernement dit être résolu à réduire enfin le chaos des deux principales villes du pays.

Paul Biya, le président de la République du Cameroun, a signé, le 11 septembre 2025, un décret habilitant le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) à conclure un accord de financement avec l’Association internationale de développement (IDA), filiale de la Banque mondiale dédiée aux pays à faible revenu.

D’un montant de 184,9 millions d’euros, soit environ 121,3 milliards de FCFA, ce prêt est destiné à financer le Projet villes et gestion foncière durables (PVGFD). Cette nouvelle initiative prend le relais du Projet de développement des villes inclusives et résilientes (PDVIR), arrivé à son terme en août 2025. Elle ambitionne de renforcer la résilience de Douala et Yaoundé par des infrastructures modernes, une gestion foncière plus transparente et une planification urbaine inclusive.

A en croire InvestirauCameroun, cet appui financier arrive à un moment critique : les deux principales agglomérations du pays souffrent de voiries dégradées, d’une urbanisation anarchique et d’infrastructures insuffisamment adaptées aux effets du changement climatique. Structuré en deux composantes, le PVGFD devrait améliorer sensiblement la qualité de vie urbaine dans ces métropoles.

La première composante, baptisée Amélioration urbaine transformatrice et intelligente face au climat, cible les déficits d’infrastructures à court et moyen terme. À Yaoundé, 28 km de voiries seront construits ou réhabilités, comprenant des axes structurants à 2×2 voies et des boucles secondaires destinées à fluidifier la circulation. À Douala, 26 km de nouvelles routes sont prévus, notamment la rocade reliant Bonamoussadi à PK10 et le boulevard urbain Est. Parallèlement, 40 km de routes seront entretenus et 10 km de drains construits pour réduire les inondations récurrentes, dont ceux de Tongo’a Bassa et de Bobongo. Ces chantiers seront complétés par des études stratégiques, comme la formulation d’un programme national de modernisation des villes et des actions pilotes de lutte contre les bidonvilles.

La deuxième composante vise la gouvernance foncière, avec le développement et le test d’un Système d’information foncier (SIF) à Douala et Yaoundé. Elle prévoit aussi la numérisation et l’indexation des archives cadastrales, la production de plans digitalisés et la réalisation d’orthophotos. Un bâtiment moderne dédié aux archives foncières sera construit à Yaoundé, afin de centraliser les données et soutenir une gestion foncière plus transparente et efficace.

Le projet prévoit donc l’amélioration des infrastructures dites « transformatrices et résilientes » comme le développement de la voirie, l’aménagement des drains pour lutter contre les inondations ; l’amélioration de la salubrité et la mobilité urbaines ; l’amélioration de la gestion foncière pour permettre à ces deux villes de faire face à une pression foncière désormais insoutenable.

Le 2 juin 2025, la Banque mondiale avait déjà approuvé un prêt de 200 millions USD (environ 115 milliards Fcfa) en faveur de ce projet via l’IDA (Association internationale de Développement).

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