Cameroun : l’élection présidentielle est fixée au 12 octobre 2025

Le président de la République du Cameroun Paul Biya a signé ce vendredi 11 juillet un décret portant convocation du corps électoral pour le dimanche 12 octobre 2025. Ce décret lance de manière concrète le processus électoral, devant aboutir à l’élection du président de la République. Les intentions de candidature à cette présidentielle sont désormais attendues dans les dix prochains jours, auprès d’Elecam (Election’s Cameroon), l’organe indépendant chargé des opérations électorales au Cameroun.

C’était très attendu. C’est désormais chose faite : le président du Cameroun, Paul Biya,  a décrété ce 11 juillet la convocation du corps électoral camerounais pour la prochaine présidentielle. Celle-ci aura donc lieu le 12 octobre, selon le décret signé par le chef de l’État. Une date habituelle pour les Camerounais puisque la précédente avait eu lieu le 7 octobre, en 2018.

Selon le calendrier annoncé préalablement par Elecam, l’organe de gestion des élections, les candidats à la magistrature suprême doivent désormais déposer leur dossier avant le 21 juillet prochain. La liste des candidatures retenues sera quant à elle connue au plus tard le 11 août, tandis que la campagne électorale débutera donc le 27 septembre et s’achèvera le 11 octobre. Ce scrutin déterminera qui dirigera ce pays producteur de cacao et de pétrole, comptant près de 30 millions d’habitants, pour les sept prochaines années.

A en croire Jeune Afrique, les tractations ont commencé dans l’opposition. Plusieurs prétendants se sont déjà déclarés, notamment dans l’opposition avec Maurice Kamto,  Joshua Osih, Akere Muna, Serge Espoir Matomba, Cabral Libii, Issa Tchiroma Bakary ou Bello Bouba Maïgari, mais les tractations se poursuivent pour aboutir à la formation d’une ou de plusieurs coalitions. Certains pourraient finalement renoncer.

De son côté, Paul Biya a pour le moment gardé le silence, laissant ses lieutenants s’exprimer, parfois sans être sur la même longueur d’ondes. Âgé de 92 ans, le doyen des chefs d’État en exercice ne précise pas s’il briguera un nouveau mandat. Les réformes constitutionnelles de 2008 ont supprimé la limitation des mandats présidentiels, lui permettant de se présenter indéfiniment. Alors que le Rassemblement du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) cherche à se mettre en ordre de marche, le sortant pourrait se déclarer officiellement dans les prochains jours, dans une lettre aux Camerounais.

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