
L’esplanade de l’artisanat de Tsinga a été le théâtre d’un grand rassemblement en faveur d’Issa Tchiroma, candidat du parti FSNC à la présidentielle. Des milliers de militants venus des quatre coins de Yaoundé, ont répondu présents pour soutenir son programme de changement.
Lors de ce meeting très attendu ce vendredi 3 octobre, Issa Tchiroma a réaffirmé ses engagements. Il se positionne comme le garant d’une transition pacifique et respectueuse, capable de dialoguer à la fois avec l’opposition et le pouvoir en place. Il a insisté sur sa volonté de défendre les droits et la sécurité des citoyens, une promesse clé pour convaincre les électeurs de son projet de société.
Face à une foule évaluée à plusieurs milliers de personnes, Issa Tchiroma Bakary n’a pas mâché ses mots. Dans une déclaration qui résonne comme un ultimatum, il a lancé que les occupants actuels du palais présidentiel d’Etoudi peuvent commencer à préparer leur départ, affirmant que le pouvoir reviendra au peuple après le scrutin.
Fort d’une mobilisation impressionnante, le FSNC entend bien capitaliser sur cet élan populaire pour donner une nouvelle dynamique à sa campagne. Un héritage historique qui, selon les militants, pourrait bien faire de Issa Tchiroma un acteur incontournable de cette élection présidentielle.
Invité ce dimanche 05 octobre 2025, à l’émission Electorat de Canal 2, Me Emmanuel Simh est revenu sur le meeting de vendredi dernier du candidat Issa Tchiroma Bakary. Il affirme que l’espace accordé pour ledit meeting, partait d’une crainte du régime.
«La semaine dernière, nous avons sollicité le stade Ahmadou Ahidjo ou son esplanade pour faire le meeting du candidat Issa Tchiroma, cela a été refusé. On a essayé d’avoir Olembe, pareil, fin de non-recevoir. On a fini par nous accorder l’esplanade du lycée de Tsinga, c’est-à-dire un petit stade de football destiné aux enfants de ce lycée-là, donc à peu près 1000 m². Et cela a failli coûter la vie des Camerounais, parce que le monde qui est arrivé ne pouvait pas suffire à cet endroit, qui est d’ailleurs entre des rues adjacentes, au fond d’un quartier. Cela veut dire qu’en réalité, le pouvoir de Yaoundé a craint, compte tenu de ces masses populaires qui vont derrière M. Tchiroma, de nous offrir un stade, parce qu’évidemment, on aurait pu voir ce raz-de-marée…», a déclaré l’homme politique.