Cameroun : un éboulement fait quatre morts dans une même famille à Yaoundé

 Un glissement de terrain a coûté la vie à quatre membres d’une même famille, mercredi 16 septembre 2026, au quartier Maetur Nkomo, dans l’arrondissement de Yaoundé IV. Le drame, survenu après de fortes pluies, a enseveli une habitation située derrière le lycée technique d’Ekounou.

Yaoundé est à nouveau confrontée aux conséquences meurtrières des fortes précipitations. Mercredi 16 septembre 2026, aux environs de 17 heures, un pan de terrain s’est effondré au lieu-dit Maetur Nkomo, dans l’arrondissement de Yaoundé IV, ensevelissant une habitation située à l’arrière du lycée technique d’Ekounou.

Le bilan fait état de quatre décès, tous au sein d’une même famille. Une mère, ses deux enfants âgés de 8 et 11 ans, ainsi que sa belle-sœur ont été piégés par l’effondrement du terrain et de la structure qui abritait le foyer. Selon Cameroon Tribune, le talus situé en contrebas de l’établissement scolaire s’est affaissé sous l’effet des eaux, entraînant dans sa chute une importante masse de terre et une dalle en béton qui a écrasé la maison familiale.

Alertés après le sinistre, les secours se sont mobilisés pour dégager les victimes des décombres. Les quatre corps ont finalement été extraits puis évacués vers des structures sanitaires de la capitale. Trois dépouilles ont été conduites à la morgue de l’hôpital Jamot, tandis que la quatrième a été transférée au Centre des technologies des forces armées (CFTA) d’Ekounou.

Le lycée technique également sous surveillance

Au lendemain du drame, le site présentait encore un risque important. Le lycée technique d’Ekounou, situé à proximité immédiate de la zone touchée, est lui aussi exposé à la fragilisation du terrain. Cameroon Tribune rapporte que le bâtiment de l’établissement se retrouve désormais en surplomb d’une importante excavation créée par l’effondrement du talus.

Cet épisode intervient dans un contexte de fortes précipitations annoncées dans plusieurs régions du Cameroun. Il ravive également les inquiétudes autour de l’occupation des zones exposées aux glissements de terrain dans la capitale, particulièrement dans les secteurs au relief accidenté.

Le drame de Maetur Nkomo rappelle enfin la vulnérabilité de certaines habitations face aux pluies intenses et aux mouvements de terrain. Il intervient après d’autres incidents similaires enregistrés ces derniers mois dans différentes localités du pays, notamment dans le Littoral et le Sud-Ouest.

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