
À deux jours de la tenue annoncée de la convention du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), le sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé IV a formellement interdit cette rencontre politique par un arrêté signé le 27 novembre. L’autorité administrative justifie sa décision par les risques de « menace grave de trouble à l’ordre public » que ferait peser la convention de ce parti d’opposition.
Le MRC est plongé dans une crise interne profonde. Et pour cause, le sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé IV, Elvis Akondi Mbahangwen, a pris ce jeudi un arrêté interdisant la convention extraordinaire que le Mrc prévoyait d’organiser le 29 novembre 2025 à son siège d’Odza, lieu-dit Dispensaire.
Dans son texte, l’autorité administrative indique avoir examiné deux correspondances reçues le même jour. La première, signée par le secrétaire général du Mrc, Me Ndong Christopher Nveh, déclarait officiellement la tenue de la rencontre. La seconde, envoyée par Joseph Thierry Okala Ebode, présenté comme membre fondateur du parti, signalait des risques de troubles à l’ordre public liés à l’évènement.
Considérant ces éléments et invoquant la nécessité de préserver l’ordre public, le sous-préfet décide d’interdire l’organisation de la convention. Il rappelle que tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par l’article 231 du code pénal. La brigade de gendarmerie d’Odza et le commissariat de sécurité publique du 15e arrondissement sont chargés de l’exécution de la mesure.
Hors, selon un communiqué du président national par intérim, Mamadou Mota, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) annonce le report de sa convention extraordinaire initialement prévue le 29 novembre 2025 à Yaoundé. Rappelons qu’à l’issue de l’examen des dossiers déposés pour les élections internes du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), la Commission électorale a annoncé, le 22 novembre 2025, la validation d’une liste unique de candidatures pour la Convention extraordinaire.
Dans sa décision n°0110/SG-MRC, la Commission électorale du MRC s’appuie sur les statuts du parti, ses règlements internes ainsi que plusieurs résolutions du Conseil national pour encadrer le processus électoral menant à la Convention extraordinaire de fin novembre. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la candidature rejetée de Maurice Kamto à la présidentielle du 12 octobre 2025 et par les appels internes à son retour à la tête du parti.
La Commission indique avoir procédé à une vérification minutieuse de l’ensemble des dossiers reçus avant la date limite fixée au 20 novembre. À l’issue de cette analyse, une seule liste de candidatures a été enregistrée pour l’élection des dirigeants nationaux du MRC. Celle-ci est donc déclarée définitivement validée pour participer au scrutin interne.
La Convention extraordinaire se déroulera ainsi avec une liste unique conduite par l’ex-président Maurice Kamto. Ce dernier avait démissionné pour rejoindre le MANIDEM qui l’investi candidat à la présidentielle du 12 octobre 2025. Mais sa candidature a été rejetée par le Conseil constitutionnel pour pluralité de candidature au MANIDEM.