
Cette journée du mardi 23 septembre a été marquée au Cameroun par le lancement de la campagne nationale pour la paix et la non-violence pendant l’élection présidentielle, prévue le 12 octobre 2025. Une initiative de Robert Roger Ngangue, un conflictologue et médiateur professionnel certifié.
Une des salles de conférence de l’hôtel Djeuga Palace, à Yaoundé a connu une ambiance particulière ce mardi 23 septembre. Sous le thème central de « Give Peace a Chance in Cameroon in 2025 », le promoteur de l’Association Ombudsman & Mediation Initiative, Robert Roger Ngangue, s’est entretenu avec les Hommes de médias, lors d’une conférence de presse fort courue. Pour le conférencier, il faut absolument prévenir les violences probables liées aux élections en sensibilisant les acteurs majeurs du processus électoral ainsi que les masses populaires sur la paix.
Robert Roger Ngangue indique par ailleurs que face à l’ampleur des propos haineux potentiellement ravageur nourri par un cocktail de conflagrations conflictogènes, l’urgence de restaurer la confiance froissée s’impose, pour casser les ressorts des griefs sous-jacents à cette grogne montante et atténuer les risques possibles de violences électorales et post-électorales au Cameroun. Il s’agit ici d’éviter que la désespérance des couches sociales écrasées par la pauvreté grandissante, et d’une jeunesse massivement désœuvrée, ne profitent de l’effervescence populaire des joutes électorales pour féconder des explosions sociales aujourd’hui inimaginables.
Pour y remédier par la prévention, il falloir à travers une caravane nationale toucher toutes les couches de la population. Parmi ces populations, il y a les autorités, les influenceurs web et la société civile. À la question de savoir comment va s’opérer le casting des influenceurs web qui seront chargés de répercuter les messages de l’association OMI sur les plateformes digitales, Moustapha Ali, informaticien et membre du comité d’organisation de la campagne répond.
« Nous sollicitons les influenceurs pour la dimension informative et sensibilisatrice. Le comité de cette campagne va approcher les influenceurs qui, essentiellement, ne sont pas clivants, qui affichent aussi la neutralité. Vous savez, les drives qui peuvent être engagées par un influenceur n’engageront pas nécessairement l’organisation. C’est une campagne précise, avec une durée précise et une fiche technique qu’il va falloir respecter ».

Et la place de Meta, de l’Antic (gendarme de l’internet au Cameroun) Moustapha Ali répond qu’il n’est pas nécessaire d’aller vers META puisque la politique de groupe met déjà à l’index les pratiques qui sont aux antipodes du groupe. Notamment, les discours de haine. Mostapha Ali promet que l’association va associer les autorités telles que l’Agence nationale des Technologies de l’information et de la Communication (ANTIC), le Conseil national de la Communication (CNC), le ministère de l’Administration territoriale (MINAT).
La campagne compte trois leviers :
– Actions vers les cibles : rappeler que dans tous les cas, il y a toujours l’hypothèse du dialogue.
– Sensibilisation de masse populaire (affiches…).
– Médias : faire des journalistes, des influenceurs, des internautes des personnes engagées pour la paix.
La campagne va s’appuyer sur deux outils. Notamment le dialogue, la diplomatie de paix (aller vers tous ceux qui par leur colère s’affichent par leurs propos incendiaires). La campagne s’étend jusqu’au 22 novembre 2025. Elle espère toucher 5 millions de personnes indirectement et environ 500 acteurs influents et leaders d’opinion.