
Les Cimenteries du Cameroun (Cimencam), entreprise contrôlée par le groupe LafargeHolcim-Maroc Afrique (LHMA), a procédé le 12 juin 2025 à Figuil, dans la région du Nord du pays, à l’inauguration de sa filiale Cimencam Figuil (CIMFIG) et sa nouvelle ligne de production de ciment et de clinker. La cérémonie d’inauguration a été présidée par le Premier ministre camerounais, Joseph Dion Ngute.
Joseph Dion Ngute est accompagné dans cette visite de travail par plusieurs membres du gouvernement, à l’instar du ministre d’Etat chargé du Tourisme Bello Bouba Maigari, du ministre des Finances Louis Paul Motaze, du ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle Issa Tchiroma Bakary, du ministre de l’Agriculture et du développement rural Gabriel Mbairobé, du ministre délégué à la justice Jean de Dieu Momo.
Joseph Dion Ngute retourne ainsi à Figuil, lui qui avait personnellement présidé la cérémonie de pose de la première pierre de la nouvelle unité de production de Cimencam le 14 octobre 2021, toujours au nom du président de la république. « Le chef de l’Etat m’a envoyé ici à cause de l’importance de l’évènement. C’est-à-dire l’inauguration de cette usine, qui produit non seulement du ciment mais aussi du clinker. Le clinker, comme vous le savez, est fondamental dans la production du ciment. C’est la première usine de ce type au Cameroun. (…) Je pense que c’est l’industrialisation du Cameroun qui est en marche », s’est réjoui le chef du gouvernement au sortir de la cérémonie.
Le coût total d’investissement du groupe Lafarge Holcim de cette nouvelle ligne de production est chiffré à 60 milliards de F. Ses installations sont constituées du concasseur, de trois broyeurs verticaux, de quatre silos dont un silo farine, (2500 tonnes) et un silo clinker de 18 500 tonnes chacun. On y retrouve aussi un four d’une capacité de production de clinker de 1000 tonnes par jour, deux machines rotatives et un palettiseur qui permet de faire des stocks de 1800 sacs par heure.
A en croire Cameroon tribune, pour réaliser ce projet, des centaines d’hommes et de femmes ont été mobilisés. 716 personnes dont 509 camerounais y ont travaillé jour et nuit. Plus de trois millions d’heures comptabilisées sans incident majeur. Cette nouvelle unité industrielle répond aux plus grandes exigences en matière de qualité et d’efficacité. Étendue sur 22 hectares, sa production est destinée à répondre à la demande sans cesse croissante du marché local, mais aussi sous régional, en alimentant des pays comme le Tchad et la République centrafricaine. Le fait que tout soit produit à base d’une matière première locale va permettre de réduire la dépendance aux exportations, matérialisant ainsi la politique d’import-substitution dans ce secteur.