Cameroun : l’archevêque de Cantorbéry Sarah Mullally en visite pour encourager la paix dans les régions anglophones

L’archevêque de Cantorbéry, Sarah Mullally, effectuera une visite officielle et pastorale au Cameroun du 31 juillet au 4 août 2026. Entre rencontres institutionnelles, célébrations religieuses et échanges avec les communautés affectées par la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, ce déplacement vise à témoigner de la solidarité de la Communion anglicane et à encourager les initiatives locales en faveur du dialogue et de la réconciliation.

Le Cameroun s’apprête à accueillir une personnalité majeure de la Communion anglicane. Du 31 juillet au 4 août 2026, l’archevêque de Cantorbéry, Sarah Mullally, séjournera dans le pays à l’occasion d’une tournée ouest-africaine. L’annonce de cette visite a été faite par le ministère des Relations extérieures, qui a réuni les différentes parties prenantes afin d’en préparer le déroulement.

Cette mission revêt une dimension à la fois pastorale, diplomatique et humanitaire. Elle intervient dans un contexte où les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest continuent de subir les conséquences de la crise sécuritaire qui perdure depuis plusieurs années, avec son lot de déplacements de populations, de difficultés d’accès aux services sociaux et de fragilisation du tissu communautaire.

Encourager le dialogue et soutenir les populations

Sans s’inscrire dans un processus de médiation politique, la visite de Sarah Mullally entend apporter un appui moral aux efforts de paix déjà engagés sur le terrain. À travers des rencontres avec les responsables religieux, les autorités publiques et les acteurs communautaires, la cheffe spirituelle de la Communion anglicane souhaite promouvoir la culture du dialogue, de la coexistence pacifique et de la réconciliation.

Les échanges porteront également sur la contribution des organisations confessionnelles à l’action humanitaire, à la cohésion sociale et à l’accompagnement des populations touchées par les violences. Les Églises, présentes au plus près des communautés, jouent en effet un rôle essentiel dans l’assistance aux personnes déplacées, le soutien psychologique aux familles et la promotion du vivre-ensemble.

Des étapes à Yaoundé et Douala

Le programme prévoit plusieurs audiences à Yaoundé avec des responsables gouvernementaux et des représentants des différentes confessions religieuses. Ces rencontres permettront d’aborder les questions liées au dialogue social, à la coopération et aux actions de solidarité conduites en faveur des populations vulnérables.

La délégation se rendra ensuite à Douala, où Sarah Mullally participera à des célébrations religieuses à la cathédrale anglicane Saint-Michel-et-Tous-les-Anges. Elle visitera également des structures qui accueillent des personnes déplacées par la crise anglophone et échangera avec les responsables des œuvres sociales de l’Église.

L’anglicanisme est implanté au Cameroun depuis près d’un siècle, principalement grâce aux travailleurs venus du Nigeria britannique qui se sont établis dans les plantations du Sud-Ouest avant d’étendre leurs communautés vers Douala. Aujourd’hui, le diocèse anglican du Cameroun, dirigé par l’évêque Dibo Thomas-Babyngton Elango, poursuit une importante mission pastorale et sociale, particulièrement dans les régions affectées par le conflit.

Une présence historique de l’Église anglicane

En choisissant de se rendre au Cameroun, Sarah Mullally, première femme à accéder au siège de Cantorbéry en mars 2026, entend ainsi manifester la proximité de la Communion anglicane avec les fidèles camerounais et saluer le travail des Églises engagées au quotidien auprès des populations.

Au-delà de son caractère religieux, cette visite devrait contribuer à renforcer la visibilité internationale des initiatives locales de paix et rappeler le rôle déterminant que peuvent jouer les communautés confessionnelles dans la promotion de la réconciliation, de la solidarité et de la stabilité au Cameroun.

Cette version est plus concise, fluide et journalistique, tout en conservant les principaux éléments d’information et en proposant une formulation entièrement originale. Sa portée restera néanmoins principalement morale, pastorale et symbolique. L’archevêque de Cantorbéry ne dispose ni d’un mandat politique ni d’un pouvoir direct sur les autorités camerounaises ou sur les différentes parties au conflit.

L’enjeu de la visite résidera donc moins dans l’annonce d’une nouvelle médiation que dans sa capacité à soutenir les acteurs locaux, à attirer l’attention sur la situation des populations déplacées et à porter un message de réconciliation au sein de communautés durablement affectées par la violence.

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