
Le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, poursuit son offensive en faveur d’une meilleure gouvernance du secteur minier. Après avoir engagé des investigations sur les exportations d’or vers les Émirats arabes unis, il vient de franchir une nouvelle étape en retirant plusieurs permis de recherche devenus non conformes à la réglementation en vigueur, réaffirmant ainsi la volonté du gouvernement de lutter contre les pratiques illégales dans la filière aurifère.
Le chantier de la réforme du secteur minier camerounais se poursuit. Sous l’impulsion du ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, les autorités multiplient les initiatives destinées à renforcer la transparence et le respect de la législation dans l’exploitation des ressources naturelles.
Dernière mesure en date : le retrait de plusieurs permis de recherche d’or dont les conditions d’utilisation ne répondaient plus aux exigences du Code minier. Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de réorganisation de la filière aurifère, engagée afin de mieux protéger les intérêts de l’État et de garantir une exploitation conforme aux normes nationales.
Faire respecter le Code minier
En droit camerounais, le permis de recherche autorise uniquement les opérations de prospection, d’exploration et d’évaluation du potentiel d’un gisement. Il ne donne aucun droit à l’exploitation commerciale des minerais, laquelle demeure soumise à l’obtention d’un permis d’exploitation délivré selon une procédure spécifique et encadrée par la réglementation.
En procédant au retrait de ces autorisations, le ministère rappelle que chaque opérateur est tenu de respecter le cadre légal et que toute activité menée en dehors des dispositions prévues par le Code minier est susceptible d’entraîner des sanctions administratives.
Cette démarche traduit la volonté des pouvoirs publics d’instaurer davantage de discipline dans un secteur stratégique pour l’économie nationale.
Une réponse aux dérives
Depuis plusieurs années, des préoccupations sont régulièrement exprimées au sujet de certaines pratiques dans la filière aurifère. Des détenteurs de permis de recherche sont notamment soupçonnés d’avoir engagé des activités assimilables à l’exploitation minière avant l’obtention des autorisations requises.
Par ailleurs, le recours à des sous-traitants ou à des opérateurs étrangers, parfois dans des conditions contestées, a alimenté les débats sur le respect de la réglementation et sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle.
Face à ces défis, le ministère entend renforcer la surveillance des activités minières afin de garantir une exploitation responsable, conforme aux lois de la République et plus bénéfique pour l’économie nationale.
Renforcer la lutte contre la fraude
L’assainissement engagé par Fuh Calistus Gentry intervient dans un contexte où le gouvernement cherche également à améliorer la traçabilité de la production nationale d’or.
Quelques semaines auparavant, le ministère avait déjà lancé des investigations sur les flux d’exportation du métal précieux, notamment vers les Émirats arabes unis, dans le but de mieux comprendre les circuits commerciaux et de s’assurer du respect des procédures en vigueur.
Ces différentes initiatives visent à réduire les pertes liées à la contrebande, à améliorer le recouvrement des recettes fiscales et à permettre à l’État de tirer un meilleur profit de ses importantes ressources minières.
Gouvernance plus rigoureuse
À travers ces décisions, le ministre des Mines confirme sa volonté d’inscrire son action dans une dynamique de modernisation et de bonne gouvernance du secteur extractif. L’objectif affiché est de créer un environnement plus transparent, plus attractif pour les investisseurs respectueux de la réglementation et plus favorable à une exploitation durable des ressources nationales.
Les prochains mois permettront de mesurer la portée de cette opération d’assainissement. D’éventuelles investigations administratives ou judiciaires pourraient être engagées afin d’établir les responsabilités en cas de manquements constatés et de consolider les réformes entreprises.
En renforçant les contrôles et en veillant à l’application stricte du Code minier, Fuh Calistus Gentry affiche sa détermination à faire du secteur aurifère un véritable levier de développement économique, au service de l’État et des populations camerounaises.