
Les rideaux sont tombés sur la 11e édition des Championnats d’Afrique de kick-boxing WAKO, organisée du 21 au 27 juin 2026 au gymnase multisports de Mfandena à Yaoundé.
Au terme d’une semaine de compétition réunissant les meilleures nations du continent, le Cameroun s’est imposé comme la première puissance africaine de la discipline en terminant en tête du classement général avec un impressionnant total de 40 médailles, dont 16 en or, 21 en argent et 3 en bronze. Une performance qui confirme les progrès réalisés par le pays dans cette discipline en pleine expansion.
Devant leur public, les Lions Indomptables du kick-boxing ont su répondre aux attentes en dominant la compétition. Ce bilan permet au Cameroun de devancer Madagascar, auteur également d’une campagne remarquable avec 20 médailles, dont 12 en or, 3 en argent et 5 en bronze. L’Afrique du Sud complète le podium continental avec 24 médailles, réparties entre 10 titres, 14 médailles d’argent et aucune médaille de bronze.
Le classement général met également en lumière les performances du Sénégal, quatrième avec 9 médailles (6 or, 2 argent et 1 bronze), devant la République démocratique du Congo (3 or, 2 argent, 3 bronze), la République centrafricaine (2 or, 1 argent, 3 bronze), le Mali (2 or, 1 argent), le Bénin (1 or, 6 argent, 2 bronze), l’Égypte (1 or, 1 argent), le Tchad (1 or, 1 bronze) et la Côte d’Ivoire, qui clôt le classement avec une médaille d’argent.
Pays hôte de cette édition, le Cameroun a également marqué les esprits sur le plan organisationnel. Sous la coordination de la Fédération camerounaise de kick-boxing, le tournoi a innové en proposant simultanément des combats sur rings et sur tatamis, avec l’introduction d’un système d’arbitrage électronique destiné à renforcer la transparence et la qualité des décisions. Les meilleurs combattants des catégories reines, notamment en K1 Rules, Low-kick et Full-contact, ont par ailleurs validé leur qualification pour les Jeux mondiaux de 2027, principal rendez-vous international de la discipline.

Zoom sur le Sénégal et Madagascar
Parmi les délégations les plus en vue figure le Sénégal, qui poursuit son ascension sur la scène africaine. Avec seulement 09 athlètes engagés, les Lions de la Téranga ont réalisé un sans-faute en remportant autant de médailles. Les titres africains sénégalais ont été remportés par Ousmane Mbaye, Ibrahima Barham, Mouhamed Tafsir Ba, Ndeye Khady Diallo, Oumar Baldé et Mouhamed Ndiaye. Mame Diarra Diop et Mohamed Diakité ont décroché l’argent, tandis que Moustapha Leye s’est offert le bronze. Cette nouvelle moisson confirme la montée en puissance du kick-boxing sénégalais, devenu l’un des sports de combat les plus performants du pays. Ces dernières années, la discipline s’est illustrée au point que ses champions ont été reçus par le Chef de l’État après leurs performances mondiales, un symbole de la reconnaissance acquise par cette fédération.
Deuxième nation du championnat, Madagascar signe également l’une des plus belles performances de son histoire. Avec 16 athlètes engagés, la Grande Île repart de Yaoundé avec 20 médailles et une place de dauphin continental, confirmant sa domination grandissante dans plusieurs catégories. La vedette de la délégation malgache est sans conteste Audrey Ny Oliva Razafindramanitra, auteure d’un exploit exceptionnel avec trois titres africains remportés en moins de 46 kg, en Light Contact, Kick Light et Creative Form.
D’autres combattants malgaches se sont également illustrés. Machibou Issa Rina s’est imposé chez les moins de 65 kg, Setratiana Bienvenu a remporté le titre en moins de 54 kg, tandis que Rosalde Razafinomenjanahary a été sacré à l’issue d’une finale 100 % malgache face à Jean Joël Raterarison. Seul bémol pour Madagascar, la défaite de l’ancien champion du monde junior Justin Zafy Mariano face au Sénégalais Oumar Baldé chez les moins de 60 kg.
En s’imposant au sommet du classement africain, le Cameroun confirme son statut de locomotive du kick-boxing continental. Au-delà des résultats, cette 11e édition des Championnats d’Afrique aura surtout démontré le dynamisme croissant de la discipline sur le continent et son niveau de compétitivité, à un an des Jeux mondiaux de 2027, qui constitueront le prochain grand défi pour les meilleurs combattants africains.