
Directeur adjoint du Cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun, Oswald Baboké figure parmi les collaborateurs les plus influents du chef de l’État, Paul Biya. Connu pour sa discrétion, sa rigueur et sa fidélité aux institutions, cet homme de l’ombre s’est imposé au fil des années comme un acteur majeur de l’administration présidentielle. Parallèlement à ses responsabilités administratives, il est également reconnu pour son engagement dans la foi chrétienne en tant que pasteur.
Dans les cercles du pouvoir à Yaoundé, le nom d’Oswald Baboké, 54 ans, est associé à la discrétion, à l’efficacité et à la confiance. Directeur adjoint du Cabinet civil de la Présidence de la République, il occupe une fonction stratégique qui le place au cœur de l’appareil présidentiel. Chargé d’assister le directeur du Cabinet civil dans la coordination des activités de cette importante structure, il participe à la préparation des dossiers soumis au chef de l’État et contribue au suivi de nombreuses questions relevant de la Présidence.
Originaire de la région de l’Est, plus précisément de la ville de Dimako, où il a connu dans son enfance celle qui deviendra la première dame Mme Chantal Biya, Oswald Baboké appartient à cette génération de hauts commis de l’État qui ont bâti leur carrière sur la maîtrise des rouages administratifs. Son ascension est le fruit d’un parcours marqué par la discipline, la discrétion et une connaissance approfondie du fonctionnement des institutions publiques.
Le parcours académique d’Oswald Baboké est marqué par son passage à l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC), l’une des écoles les plus prestigieuses du pays en matière de diplomatie et de relations internationales. Diplômé de cette institution en 2000, il y acquiert une solide formation en diplomatie, en droit international, en négociation et en gestion des affaires publiques.
Des compétences qui lui ont permis d’intégrer progressivement les plus hautes sphères de l’administration camerounaise.Sa carrière professionnelle s’est construite au sein de la présidence de la République, où il a occupé différentes responsabilités avant d’accéder aux fonctions de Directeur adjoint du Cabinet civil, poste qui exige à la fois sens de l’organisation, capacité d’analyse et loyauté institutionnelle.
Au-delà de son engagement au service de l’État, Oswald Baboké est également connu pour son implication dans la vie religieuse. Pasteur, il accorde une place importante aux valeurs chrétiennes, notamment l’intégrité, le service du prochain et la promotion de la paix. Son ministère pastoral lui confère une image d’homme de foi, attaché aux principes moraux qu’il s’efforce d’appliquer dans sa vie publique comme privée. Inspirant sa ainsi sa fille le Dr Indira Baboké qui est une musicienne gospel.
Cette double casquette de haut responsable de l’administration présidentielle et de guide spirituel nourrit une personnalité singulière dans le paysage institutionnel camerounais. Si son action politique se caractérise par une présence discrète, son influence est régulièrement évoquée parmi les collaborateurs les plus proches du président Paul Biya.
Porter l’Evangile au sommet de l’Etat
Au fil des années, Oswald Baboké a consolidé sa réputation d’homme de confiance, capable de gérer des dossiers sensibles avec méthode et réserve. Son parcours illustre celui d’un serviteur de l’État qui privilégie l’efficacité à la médiatisation, tout en restant profondément attaché à ses convictions religieuses.
À travers son engagement au sein de la présidence de la République et son ministère pastoral, Oswald Baboké incarne le profil d’un responsable qui conjugue responsabilités institutionnelles et valeurs spirituelles, faisant de lui une figure respectée aussi bien dans les sphères administratives que religieuses.
Le ministère pastoral d’Oswald Baboké est exercé au sein de la Chapelle de la Gloire du Christ, une Église évangélique de réveil dont il est le pasteur principal et leader spirituel. Son épouse, Crescence Baboké, est également pasteure et joue un rôle important dans la conduite de cette communauté.
Oswald Baboké affirme avoir donné sa vie à Jésus-Christ en février 2001 au sein du ministère Appel à la Communion avec Dieu (ACD), sous la direction de l’apôtre Étienne Konguep, qu’il présente comme son prédicateur et maître spirituel. Par la suite, il a fondé et développé la Chapelle de la Gloire du Christ, avec l’ambition déclarée de « porter l’Évangile au sommet de l’État »