
Un grave accident de la circulation survenu près de Pitoa, dans la région du Nord du Cameroun, a coûté la vie à 13 personnes. Les autorités évoquent une perte de contrôle du véhicule et appellent à une vigilance accrue sur les routes.
Le bilan est particulièrement lourd après l’accident de la circulation survenu dimanche au lieu-dit Badjengo, dans l’arrondissement de Pitoa, sur l’axe reliant Garoua à Maroua. Au total, 13 personnes ont perdu la vie dans ce drame, dont plusieurs enfants en bas âge.
Selon les autorités administratives, douze victimes, parmi lesquelles trois nourrissons, sont décédées sur le coup. Une treizième personne a succombé à ses blessures après son évacuation à l’hôpital régional de Garoua, où plusieurs blessés avaient été transférés en urgence.
D’après les premiers éléments recueillis, l’accident implique un car de transport en commun en provenance de Tchatibali, dans le département du Mayo-Danay, région de l’Extrême-Nord. Le véhicule aurait violemment percuté un arbre après que le conducteur, présenté comme un chauffeur intérimaire, a perdu le contrôle.
La violence du choc a nécessité l’intervention rapide des secours, notamment des sapeurs-pompiers de Garoua, mobilisés pour extraire les victimes et porter assistance aux survivants. Plusieurs blessés ont ainsi pu être pris en charge dans des structures hospitalières de la région.
Selon certaines informations, le chauffeur assurait un remplacement temporaire et devait remettre le véhicule à son titulaire à Garoua, avant la poursuite du trajet vers Ngaoundéré. Une circonstance qui pourrait éclairer davantage les conditions dans lesquelles le drame s’est produit.
Descendu sur les lieux, le préfet du département de la Bénoué, Oumarou Haman Wabi, a exprimé sa consternation face à cette nouvelle tragédie routière. Il a appelé les usagers de la route à plus de prudence, insistant sur le respect strict du code de la route et la responsabilité des conducteurs.
Cet accident relance, une fois de plus, la question de la sécurité routière au Cameroun, où les axes interurbains restent régulièrement le théâtre de drames aux conséquences humaines lourdes.