
Le gouvernement du Cameroun a signé ce 10 mars 2026 un accord d’environ 98,4 milliards de FCFA avec la société israélienne Ekobell pour développer 10 000 hectares de riziculture pluviale dans les régions septentrionales. Le programme s’étend sur trois ans et devrait accroître significativement les surfaces cultivées dans le Nord et l’Adamaoua. Ce projet visant à renforcer la production nationale de riz et réduire la dépendance aux importations devrait également contribuer à la création d’emplois locaux.
Selon les projections des promoteurs, ce programme, prévu sur trois ans, devrait permettre de produire 46 700 tonnes de riz paddy, dont 31 289 tonnes de riz blanchi. À terme, ce volume représenterait près de 18 % de la production nationale actuelle de riz blanchi de qualité supérieure.
Les superficies concernées seront réparties entre plusieurs localités, notamment Sirdjam et Pola, dans la région du Nord, ainsi que Mbé, dans la région de l’Adamaoua. Le projet devrait également mobiliser près de 8 000 producteurs et générer de nombreux emplois indirects dans les activités agricoles, logistiques et industrielles liées à la transformation du riz.
Le projet s’appuie sur des études techniques menées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avec un financement de la Banque africaine de développement. Ces travaux ont été réalisés dans le cadre du projet de valorisation des ressources en eau à usage agropastoral et halieutique dans la région du Grand Nord.
Cette initiative s’inscrit dans l’ambition affichée par les autorités camerounaises d’augmenter significativement la production nationale de riz. Selon le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2025-2027, le pays prévoit de tripler sa production, qui devrait passer de 140 710 tonnes en 2024 à environ 460 000 tonnes en 2027.
L’atteinte de cet objectif constituerait une étape importante vers la cible fixée à 750 000 tonnes à l’horizon 2030, correspondant à un taux d’autosuffisance estimé à 97 %. Cette ambition s’inscrit dans la stratégie nationale de développement de la filière riz, dotée d’un budget global évalué à 385 milliards de FCFA.