
Le Projet d’Appui au Développement de l’Enseignement Secondaire et des Compétences pour la Croissance et l’Emploi (Padesce), a organisé une visite de trois sites des formations financées à travers son Mécanisme Compétitif de Développement des Compétences (MCDC) le vendredi 30 janvier 2026. Avant cette descente sur le terrain, Sophie Mbenoun, Mme le coordonnateur général du Padesce, a accordé une interview à la presse. Elle a, lors de cet entretien, souligné le rôle central du Padesce dans sa capacité à renforcer le travail humain et améliorer l’employabilité des jeunes.
Mme le coordonnateur général du Padesce, pourquoi la visite de terrain de ce jour?
Je vous remercie déjà pour votre présence massive ici. Donc vraiment merci aux médias camerounais qui ont bien voulu accepter notre invitation. Nous vous avons invité parce que les formations dans le cadre des activités du Padesce, notamment celles liées au mécanisme compétitif de développement des compétences, ce qui en fait est un fonds de financement de la formation personnelle en gestation, ont démarré depuis deux mois et demi. Et nous avons pensé de marquer un petit temps d’arrêt pour communiquer sur tout ce qui est fait sur le terrain et mieux se relancer pour la suite de ces formations.
Parlons justement de ce qui est fait sur le terrain. Quels sont les résultats qu’on peut déjà voir à ce jour?
Comme je vous l’ai dit, ça fait deux mois à peu près que nous avons démarré. Nous sommes partis sur des cibles de référence. Nous étions sur 82 prestataires de formation qui devaient assurer la formation pour 350 bénéficiaires. Et en termes d’indicateurs de personnes à former, nous sommes à 7400. Et aujourd’hui, vous constaterez sur le terrain, dans les dix régions du Cameroun, que 70 contrats avec des prestataires ont déjà été signés et les dix prestataires ont démarré les formations. À date, nous avons travaillé sur les deux fenêtres, parce que le Mécanisme compétitif de développement des compétences (MCDC), a trois fenêtres.
Il y a une fenêtre qui appuie les établissements de FTP, on n’en parlera pas aujourd’hui. Les deux autres fenêtres appuient les travailleurs des PME-PMI et les acteurs de l’économie sociale et informelle. Dans ces deux fenêtres, nous avons pu former à date 1126 travailleurs. Et ces formations se poursuivent. L’objectif global qui est visé, comme je vous l’ai dit, est de 7400. Ce n’est que le début, c’est une première phase qui va s’achever en mi-mars 2026. Et nous osons croire que d’ici la fin de la formation, nous aurons formé nos 7400 Camerounais, travailleurs dans les PME et dans l’économie informelle.
Qu’en est-il de l’inclusion des femmes?
La question d’inclusion aujourd’hui, au regard des avancées sur le terrain, nous réjouit beaucoup. Parce que nous étions partis, dans le cadre du projet, sur un indicateur de 30% de femmes formées et nous sommes à 40%. Et je suis convaincue que d’ici la fin du processus, parce que ça c’est la première phase, après l’évaluation en mi-mars, nous allons lancer une deuxième phase. Donc nous pensons qu’à la fin du processus, nous atteindrons 50% de femmes formées dans le cadre de ce projet.
Peut-être un mot pour conclure…
C’est juste remercier les maîtres d’ouvrage du Padesce, que sont le ministre des Enseignements secondaires et le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, qui nous apportent tout leur soutien pour que nous menions à bien les activités sur le terrain. Au-delà de ces points très positifs, il faut dire que le Padesce apporte un véritable impact sur le domaine de l’employabilité, en termes de formation initiale déjà qui sont développées, mais aussi en termes de formation continue pour l’amélioration de la compétitivité, la productivité de nos entreprises.
Nous sommes vraiment réjouis aussi, de l’accompagnement de la Banque mondiale, qui est le bailleur, mais qui ne se limite pas seulement à accorder des prêts, mais il est à nos côtés jour après jour pour un appui technique, ce qui pour nous augure justement une réussite totale, tant du côté du gouvernement qui a accepté de mettre en place ce projet, que du bailleur qui est la Banque mondiale et naturellement nous-mêmes les acteurs et au premier chef desquels mes collaborateurs, qui mettent tout ce qu’il faut pour que nous puissions atteindre les objectifs.