Haman Mana – Can 2025 :  Cameroun, “peu ; mieux faire…”

J’ai regardé ( presque ) tous les matches. Affalé dans mon vieux canapé avachi, ou des fois dans un bar avec autour de moi, des afficionados de football africain.

Je partage cette performance avec le président de la Caf, Patrice Motsepe , qui, par je ne sais quel moyen de transport , avait quasiment le don d’ubiquité. Disons le: certains soirs, lors du dernier match, il somnolait un peu sur son fauteuil, avant de se rattraper. Sa charmante épouse l’accompagnait de temps en temps. Certains soirs aussi, on comprend bien qu’elle le laissait seul, dans le genre,  » c’est ton travail , on se retrouve après … »

Moi aussi j’ai somnolé des fois, mais j’ai aimé ce que j’ai découvert : des marques improbables d’ équipements sportifs, des coupes de cheveux de ouf, et surtout ces émotions que seul le foot sait procurer.

Dans le fond, il n’y a pas eu de grandes surprises: le dernier carré correspond pièce pour pièce aux meilleures équipes au classement FIFA actuel. Au delà des passionnelles discussions sur l’arbitrage et autres questions d’organisation, c’était une belle fête. Avec l’appréciable savoir- faire d’un Maroc qui voit grand (tout en se prenant pour tel).

Bien des gens ont des sentences telles que  » Le football ne développe pas un pays ». Soit. Mais l’organisation de manifestations sportives de haute facture rehausse les standards d’une nation et ce n’ est pas rien dans un monde où désormais montrer sa force et ses performances font partie du jeu…

Ceci m’amène à croire que quelque part, on joue au foot comme on est . En observant bien le dernier carré de cette Can, on voit bien les Lions de la Terranga, qui représentent un pays dont on peut dire que les dirigeants sont honnêtes et sérieux. On ne parlera pas de l’Egypte le géant africain, tout comme l’autre géant , le Nigeria, locomotive économique et culturelle de l’Afrique au sud du Sahara. Le Maroc , on n’a pas besoin de s’étendre sur lui…

Aux portes de ce carré d’as , se trouve le Cameroun, qui a joué comme il est : puissant et fort, mais dont les résultats sont ce qu’ils sont : en demi-teinte…l’éternel  » peut mieux faire », de l’élève qui se contente d’un  » neuf fort », alors qu’il a toutes les ressources pour atteindre les sommets de l’excellence, il l’a souvent prouvé.

Vivement, la prochaine Can.

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