Can 2025 : Maroc – Cameroun (2-0), les réactions de David Pagou, Nouhou Tolo et Walid Regragui

Ce vendredi soir, le Cameroun a été dominé par le Maroc lors des quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations (0-2). Après la rencontre, certains joueurs camerounais dont Mbeumo ont dénoncé quelques erreurs d’arbitrage. Mais ce n’est pas le cas du sélectionneur David Pagou et de son capitaine Nouhou Tolo qui n’ont pas voulu en parler plus que ça.

David Pagou, coach du Cameroun

“Notre marge de progression est grande

«Le Maroc est une équipe avec un collectif huilé. C’est une équipe qui se connaît depuis longtemps par rapport à nous qui sommes connu il y a même pas un mois. On a voulu rivaliser avec eux, mais je pense que cette expérience-là nous a manqué même si on a pris deux buts sur coup de pied arrêté qu’on aurait pu éviter. Le Maroc a bien joué ces coups. L’arbitrage ? Non, j’avais dit qu’il y avait de très bons arbitres africains et on l’a vu en Coupe du monde. Ce sont des humains, ils peuvent se tromper. C’est leur conscience. On est venu jouer, mais il y a aussi un maître du jeu qui applique le règlement, ou pas. Mais on était venu pour jouer.

Les joueurs étaient un peu timorés en début de rencontre et on a pris un but. Mais ils sont bien revenus en seconde période. (…) Je suis fier de mes joueurs car on a fait vivre des émotions aux Camerounais et c’était l’objectif.  On a côtoyé de grandes équipes. Chaque détail compte dans ce genre de compétition, en termes d’organisations et d’état d’esprit. On apprend chaque jour et notre marge de progression est grande”

Nouhou Tolo, capitaine des Lions indomptables

Le meilleur reste à venir

« Je pense qu’on a manqué un peu de baraka, parce que c’est une équipe [le Maroc] qui n’a pas vraiment influencé le jeu. Ils marquent sur un coup de pied arrêté… chapeau à eux. Franchement, dans cette CAN, personne ne nous attendait. Le plus important pour nous, c’était de redonner le sourire au peuple camerounais. J’ai reçu énormément de messages, même de ma famille.  C’est une équipe jeune, avec une semaine de préparation, pas d’excuse, mais je suis convaincu qu’elle a de l’avenir. Ce soir encore, il y a eu cette situation avec Bryan Mbeumo… vous avez vu comme moi : est-ce qu’il y avait penalty ? Ça aurait pu changer le match. Je n’aime pas trop parler de l’arbitrage, ce sont des humains, on reste professionnels. Le meilleur reste à venir. Le Cameroun redeviendra celui des années 2000, j’en suis persuadé. Un message pour Alex Song, Benjamin Moukandjo, Jérémy Njitap ? Ce sont des légendes, des exemples. Ils nous ont inspirés. On va tout faire pour suivre leurs pas et rendre le Cameroun fier. »

Walid Regragui, coach du Maroc

On gagne sur le terrain

« Le Cameroun nous a fait reculer en seconde période. Ce n’est pas ainsi qu’on avait prévu de jouer sur cette mi-temps. C’est une équipe qui met beaucoup d’intensité. On espère qu’on ne va pas le payer lors du prochain match. Je félicite le Cameroun avec un coach qui a fait du bon boulot et un groupe jeune qui a de l’avenir. Beaucoup veulent croire ou faire croire depuis le début du tournoi qu’on a des avantages du corps arbitral. Moi j’ai plutôt vu des penalties qui auraient pu être sifflés pour nous. Jamais je ne parle de l’arbitrage. On gagne sur le terrain.

On gagne sur le terrain, les statistiques nous donnent meilleurs que les autres, on se crée plus d’opportunités que l’adversaire, affirme l’intéressé. Après c’est facile, quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. On est l’équipe à battre donc on va trouver toutes les raisons pour dire que le Maroc est avantagé par l’arbitrage mais le seul avantage qu’a le Maroc est de jouer devant 65 000 spectateurs. On mérite notre victoire.  Jouer sur ce terrain n’est pas fair-play de la part des gens qui veulent nous voir tomber. La meilleure équipe gagnera cette CAN, inch’Allah (si Allah le veut) ».

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