
Une convention de financement y relative a été signée ce 4 novembre à Douala entre le PAD et l’entreprise Mira S.A. Le projet prévoit trois terminaux spécialisés (ciment, butane et fret polyvalent) ainsi qu’une marina de 300 mètres, une voie de contournement de 3 km, un dragage permanent et l’aménagement de 41 hectares de zones d’activités portuaires et industrielles.
Le port autonome de Douala (PAD), représenté par son Directeur général Cyrus Ngo’o, et l’entreprise Mira S.A., représentée par Pca, Hassan Motarba, ont signé, ce 4 novembre à Douala, une convention-cadre pour la réalisation de certains projets portant sur le développement et l’extension du port de Douala-Bonabéri. A travers cette convention, il est notamment question d’exécuter un projet intégré comprenant diverses composantes :la construction de 1500 mètres linéaires et d’un quai de plaisance sur 300 mètres linéaires ; la construction de trois quais distincts de 500 mètres linéaires chacun, dont le premier sera dédié au ciment, le deuxième au butane (gaz) et le troisième exploité comme le terinal polyvalent. Ce troisième quai va permettre la diversification et l’efficacité accrue des opérations de la zone des activités portuaires. A cela s’ajoute la construction d’une voie de contournement de trois kilomètres.
Le projet prévoit également la création d’une voie de contournement de trois kilomètres, l’aménagement de 41 hectares de zones d’activités portuaires et industrielles, ainsi qu’un dragage permanent garantissant un tirant d’eau de sept mètres, dans une zone fréquemment sujette à l’ensablement.
Fruit de dix-huit mois de négociations, le projet sera entièrement financé par le groupe Mira, consortium libano-chinois actif dans la production de ciment, le transport maritime et les services logistiques. L’investissement global est estimé à 773 milliards de FCFA (environ 1,4 milliard USD), dont 560 milliards consacrés au quai et aux équipements de manutention, et 213 milliards pour les travaux connexes (dragage d’entretien, prolongement du réseau ferroviaire).
A en croire Cameroon tribune, le projet, dans son ensemble, se présente comme un moteur de développement socio-économique majeur, projetant la création 2000 emplois directs et indirects, conformément à la vision gouvernementale de promotion de l’emploi et d’insertion sociale et professionnelle. Avant l’accord intervenu ce mardi 4 novembre, un mémorandum d’entente avait été signé le 17 mai 2024 par le PAD et Mira S.A., ouvrant la voie à la maturation du projet. Mira S.A., entreprise camerounaise, est active dans le transport, les activités maritimes et la vente des matériaux de construction.