
Neuf membres du Congrès américain ont récemment demandé au gouvernement des États-Unis de traduire en justice les responsables des crimes et violences survenus après l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 au Cameroun.
Ces élus ont adressé une lettre au secrétaire d’État américain, Marco Rubio, pour l’interpeller sur la situation de crise post-électorale au Cameroun. Ils cherchent à identifier et à faire sanctionner les personnes impliquées dans la répression violente des manifestations, qui a fait au moins 48 morts selon des sources des Nations Unies.
Le gouvernement camerounais, qui a admis des morts lors des manifestations, a condamné les appels à l’insurrection et aux « villes mortes » lancés par l’opposition, notamment par Issa Tchiroma Bakary, qui revendique la victoire et dénonce des fraudes massives. Une députée démocrate de Floride, Sheila Cherfilus-McCormick, a également condamné fermement les violences post-électorales.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte d’inquiétude internationale face à la répression des manifestations et aux allégations d’irrégularités électorales.
« Au vu de ces développements, nous vous prions de bien vouloir nous informer dès que possible des mesures prises par le Département d’État pour :
1. Exhorter le gouvernement camerounais à libérer tous les prisonniers politiques, à respecter les libertés fondamentales et la volonté du peuple ;
2. Traduire en justice les auteurs de crimes et de violations des droits de l’homme, y compris les membres des forces de sécurité impliqués dans des exécutions extrajudiciaires et des arrestations arbitraires ;
3. Préserver la paix en exhortant toutes les parties – gouvernement, opposition et société civile – à s’abstenir de toute violence et à privilégier le règlement non violent des différends ;
4. Soutenir un dialogue politique inclusif, sous la médiation de partenaires régionaux ou internationaux, afin d’apaiser les tensions et de faciliter une transition présidentielle pacifique.»