Cameroun : Issa Tchiroma Bakary appelle aux «villes mortes»

Dans un enregistrement audio, Issa Tchiroma Bakary, le principal opposant camerounais, lance l’opération « villes mortes » pour la semaine précédant l’investiture de Paul Biya, réélu pour un huitième mandat à 92 ans. 

Dans une nouvelle vidéo publiée ce vendredi 31 octobre, Issa Tchiroma s’est voulu déterminé à faire bloquer l’activité économique du pays par ses partisans – pour les journées du 3, 4, et 5 novembre. « il faut que le pays tout entier se fige (…) pour que le monde sache que nous ne céderons pas. »  L’homme déclare « Une fois encore, la volonté du peuple a été confisquée, la souveraineté populaire piétinée. Mais cette fois, le peuple s’est levé. Debout, digne, courageux, il a dit non à la confiscation du pouvoir ». Le Conseil constitutionnel a donné le président sortant Paul Biya vainqueur de l’élection, donnant lieu à des troubles dans plusieurs localités du Cameroun.

En effet, après un début de semaine marqué par les manifestations de colère, débouchant parfois sur des violences, marquée aussi par la mort de civils et des arrestations par centaines dans plusieurs villes du Cameroun, et après une relative accalmie ces deux derniers jours, Issa Tchiroma Bakary lance sa troisième phase de contestation.

Il tente ainsi d’ouvrir une nouvelle séquence avant la prestation de serment de Paul Biya, attendue au plus tard jeudi 6 novembre. Le candidat, déclaré officiellement deuxième, continue ainsi de dénoncer des résultats « tronqués ». Il dénonce aussi des « arrestations arbitraires », « l’utilisation de balles réelles » contre des manifestants cette semaine et parle « d’une répression aveugle. »

Dans un post Facebook, Issa Tchiroma Bakary, affirme aussi avoir été « conduit en lieu sûr » par des militaires qu’il qualifie de « loyalistes », sans donner plus de précisions.

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